Dimanche 22 novembre 2009
Je suis au bord du gaz.

Au bord du précipice.

Ca s'arrange pas mes amis, oh que non.

J'envisage sérieusement de plastiquer certaines voitures de vrais cons mais je sais pas faire, en fait.

D'abord, vous vous rappelez de X, le vrai casse-c....?
Bon.
Juste avant les vacances de Toussaint, je rentre chez moi, seule avec lui dans sa Laguna bleu clair (lol).
Il me demande ce que j'ai prévu pour les vacances.
Londres que je lui dis.

..............................

Un quart de seconde de stupéfaction.
"Battu" qu'il me fait. (authentique, la réponse, estampillée MGEN).
Lui n'allait qu'à Paris, donc forcément ça le fait un peu moins....

A la rentrée, je repars avec lui, comme un mardi sur deux.

Il me hurle dans les oreilles "va falloir que tu me tuyautes pour Londres parce que l'an prochain on y va, les filles me tannent avec ça (les filles = ses filles)."

Menteur.
T'as été tellement mortifié....

Sinon, on m' a laissé en plan un matin à 8h.
Sur le parking du covoiturage.

Mon chauffeur et l'autre passagère étaient arrivées en avance.
Comme souvent le vendredi je ne suis pas venue (en ayant pris soin de PREVENIR), ne me voyant pas genre, à 7h50 (le rendez  vous étant à 8h...), elles se sont barrées.
A 8h01 je suis arrivée.
Nobody.
Mon intelligence supérieure m'a soufflé qu'elles étaient parties, mais j'ai appelé "je suis là, t'arrives bientôt?"
 (fourbe que je suis...)

J'ai pris l'autoroute à 8h25 pour être en cours à 8h 55, parce qu'à cette heure ci c'est le bordel.
Il faut savoir que c'est tellement grisant de partir EN AVANCE....
So exciting...
En arrivant au lycée 25 minutes en avance, on a le temps de se préparer psychologiquement, faire ses tirages, faire pipi, regarder dans son casier 14 fois, et prendre le sacro saint café.
Maintenant dans le covoiturage ça devient la tendance: si t'arrives à l'heure, on te lance des regards noirs...

BANDE D'ABRUTIS.

Et à part ça, le mardi matin j'ai intégré une nouvelle voiture : pintades en puissance.
Elles se regardent, disent un truc débile et hurlent de rire en se regardant réciproquement la luette (gentille aluette).

Et ma nouvelle conductrice de me demander "et toi, tu enseignes au lycée général?". Comme si, ne m'ayant jamais vue, ça ne pouvait être autrement.
Non connasse, j'éduque des primates du LP, je leur lance des cacahuètes et si en fin d'année ils les rattrapent directement avec leur bouche, alors j'ai une prime.

"Haaaaaan qu'elle me fait.
C'est pas trop dur?"

-Bah si j'ai 8 classes, c'est un peu chaud.

"8 classes!!!!!!! " qu'elles s'exclament les deux gourdasses.
Et là, question existencielle "mais comment tu te souviens de leur nom  à tous???"

Bah parce que je suis une bonne prof MOI.
Et que nous, au pays des primates on les aime bien nos élèves, on marche à l'affectif, alors avant de leur adresser la parole on évite de regarder le trombinoscope.

On le garde juste pour les soirées entre amis spéciales "foutage de gueule".
Je parle des trombi de profs, of course.

Bisous les loulous.
Par Betty - Publié dans : Educ' Nat - Communauté : Encore plus d'humour
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Samedi 21 novembre 2009
Alors.

Bon, j'ai pas trop le temps de vous raconter ma vie ces jours ci, simplement parce que je suis totalement overbooked.
En fait, il y a les cours; les corrections, mais aussi les visites d'élèves en stage et l'évaluation qui en découle, (attends j'ai un truc à te raconter à ce sujet), les conseils de classe à préparer, les notes à rentrer, et les bulletins à remplir.
Sans parler des "happening" au lycée comme la Fête de la Science organisée par Ennairam, et qui fut une totale réussite :

1) parce que j'ai regardé 2001 l'odyssée de l'espace, que j'ai aimé et que du coup je vais voir ou revoir tous les Kubrick (c'est décidé, je vais postuler aux Cahiers du Cinéma) (lol).

2) parce que les intervenants étaient passionnants, le médecin spécialisée en médecine spatiale, l'astrophysicien spécialiste du soleil, et ze prof de philo (ah!! l'effet qu'il a fait à mes élèves de sanitaire et social....qui ont reconnu un vrai prof de philo alors qu'elles n'en avaient jamais vu de leur vie...)

Il n'y a pas de 3), mais c'est déjà pas mal, non?

Et je voulais faire une parenthèse sur les visites de stage.
Figure toi que pas plus tard que ce matin, j'appelle "Beauty Success" (re- lol) pour prendre rendez vous avec la tutrice de mon élève et venir l'évaluer.
L'esthéticienne en chef (re-re-lol) me dit ok pour jeudi prochain, entre 16h et 17h.
Et ajoute que si elle n'a pas le temps, elle me fera patienter.
Je souris poliment, et lui explique je n'habite pas sur place, et que je viens donc entre deux heures de cours, et que je dois être revenue au lycée à 16h50.
Oui, oui, me dit Christiane-l'esthéticienne, mais je vous dis, au cas où on aurait besoin de moi, je devrais vous faire attendre.
Je souris moins poliment, et lui explique que si j'appelle pour prendre un rendez vous, c'est justement pour ne pas venir à l'improviste et la déranger dans ses acitivités ("Josy, n'oubliez pas de mettre en rayon les derniers mascaras Dioooor, ma chère"), que je viens évaluer une élève et que cette note participe à l'obtention du diplôme.
Oui oui qu'elle me fait, je tacherai de ne pas vous faire attendre LONGTEMPS.

Connasse.

Non seulement elle a eu le dernier mot, mais en plus elle m'a laissé penser que peut être les profs n'ont que ça à faire, alors que les "Christiane-l'esthéticienne" , elles, sont vraiment débordées...Autant dire qu'aujourd'hui, personne ne devrait s'aviser de me lancer sur le sujet des profs qui font rien. Je vais lui balancer mon sac Darel et tous les rouges à lèvres qu'il contient dans le museau, et après on causera.

Chers lecteurs, vous aviez donc bien saisi que ce billet est un billet "littérature", n'est il pas?

Je voulais vous entretenir de R. J. Ellory, et de son roman Seul le silence.

C'est Chou qui m'a donné envie de le lire.
Et comme je suis très vilaine et que j'avais dû lire son billet en diagonale, je n'avais pas remarqué que ce Monsieur était anglais.
Déjà, en soi, c'est une bonne idée.
Mais là où c'est étonnant, c'est qu'on se croirait complètement dans un roman américain. Quand je dis américain je veux dire, écrit par un américain, voire un américain fameux, un GRAND américain quoi.

C'est de la littérature policière.
Mais dans ces deux mots ce qu'il faut retenir, c'est le mot littérature, à mon avis (et mon avis est éclairé) (et modeste).
Parce que c'est superbement écrit, vraiment.
Par exemple, à coté, Patricia Cornwell écrit comme mon fils de 5 ans si on lui demande de rédiger un poème, et qu'on tente de le comparer à Baudelaire (en plus, ce nase, il sait même pas écrire en ATTACHE, non mais la honte quoi, il est encore aux LETTRES BATON)

Le début du roman nous présente un narrateur qui semble sur le point de mourir, après avoir assassiné un homme, un meurtrier d'enfants.
Et il refait le chemin à l'envers pour nous expliquer comment il en est arrivé là, depuis son enfance aux USA pendant la seconde Guerre Mondiale, et toutes les années qui ont suivi, puis son exil à New York, toutes ces années parsemées de meurtres atroces de petites filles.
Les corps ne sont pas décrits  en détail, il n'y pas d'autopsie avec le bruit de la scie, pas de pesée des organes ni de mesures scientifiques des distances entre les gouttes de sang.
Il n'y a que les sentiments, la peur, la culpabilité, la douleur.
Lors de l'exil à Noew York, j'avais un sentiment de déjà vu : l'écrivain dans sa chambre d'hôtel avec sa machine, est ce Kerouac? Ou un autre grand américain? En tout cas, ce gars là m'a fait penser aux meilleures plumes de là bas. Sans doute pas un hasard si dans le prologue il évoque l'Attrape Coeurs...

Jusqu'au dénouement final, bien sûr inattendu.
Je l'ai acheté un samedi après midi et terminé le dimanche après midi.
Quelques 600 pages de pur plaisir et d'émotions.

Du coup je suis partie à la FNAC dépenser tous mes chèques lire, et j'ai acheté le dernier.
Et aussi Le dernier Fioretto (l'élégance des maigrichons"), Orgueil et préjugés que je n'ai jamais lu (oui ça va, pas la peine de me lancer des pierres) , on en reparlera.

Voilà,
Courez acheter ce livre si vous avez un peu de jugeote.

















Si je vous aime un peu et que vous faites partie de mon entourage, je VEUX BIEN vous le prêter. mais contre une caution.

Bisous, j'ai des bulletins à faire...
Par Betty - Publié dans : Philippe D - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 17 novembre 2009
Bah ne t'en fais pas je ne vais pas te parler de la grippe A et de son vaccin bidon.
Pourtant qu'apprends je aujourd'hui?
Qu'un de mes élèves a la grippe estampillée  A.
A ce que je sais, c'est le 1er au lycée, sur 2500 personnes il fallait que ce soit un des miens.
Et dans la même classe, trois absents pour symptômes suspects...je les ai eu à 14h, les en bonne santé.
Mais je me suis méfiée je me suis pas penchée par dessus leur épaule pour voir ce qu'ils trafiquaient sur leur cahier (pour ceux qui ont un cahier...erf)

Non, non je voulais vous rappeler l'existence de
l'Etoile de Martin, association créée par mes cousins pour aider à la recherche sur le cancer de l'enfant.
Si vous ne savez pas qui est Martin, allez lire son histoire, et voyez les actions menées depuis la création de l'association.

Et puis aussi, vous écouterez (c'est un ordre) (an order in English)
Servanne parler de son association et de son combat.

Et dans un dernier temps, vous donnerez des sous, car fauché ou riche, on peut toujours être concerné, de prés ou de loin.

(je vérifierai)
(je rigole pas)
(bah si mais bon).

Bisous mes loulous et une pensée pour Martin et les petites étoiles autour de lui.
Par Betty - Publié dans : Histoires de mômes
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Samedi 14 novembre 2009

Reçois-je l’autre jour par sms.

 

Un peu sibyllin pour le non initié, je le concède.

 

En fait j’avais une passionnante conversation smsesque avec une prof de lettres fort gironde dont j’ai parlé ici

 

Je lui narrais avec force détails la nouvelle maladie mortelle dont je souffrais alors (les os) (en fait, vraisemblablement une tendinite au genou PLUS une rotule un peu poucrave) (rassure toi ça va mieux depuis que le doc a dit le nom de ce que j’avais, j’ai mal aux mâchoires désormais).

 

Elle me disait donc qu’elle souffrait également de je ne sais plus quoi.

Je lui disais alors que nous étions foutues.

Elle m’a alors lancé : « c’est pas grave on est des filles bien (elle a raison), on va aller au paradis ».

Venait alors un point.

Et la fin du sms « fais ton brushing ».

 

Ca m’a interpellée tellement fort que je me suis retournée pour voir s’il y avait quelqu’un derrière.

Mais comme j’étais dans ma cuisine qui est toute petite et que j’aurais senti une présence (je suis médium en plus d’être conne) et surtout, comme c’est une expression, il n’y avait personne à part ma machine à pain dont je ne me sers plus trop souvent vu qu’il faut 3 heures et demi pour faire le pain et que le week end je me lève toujours trop tard, ou alors faudrait qu’on mange vers 14h, et à la rigueur, bon, pourquoi pas (mais je crois que j’ai plus de levure boulangère, fais moi penser à passer à Inter).

 

Je me suis donc fait la remarque suivante, qui est d’une perspicacité étonnante pour voir que je n’ai que 129 de QI.

 

« putain on dirait bien que tout le monde se fout de ma gueule avec ça, que tout le monde SAIT à quel point ma vie capillaire est compliquée. ».

 

Et c’est alors que je dois faire un flash back vers quand j’avais environ 8 ans.

 

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J’ai 8 ou 9  ans.

Je suis élevée par mes grand parents, et ma grand – mère, Maria, décrète abruptement que ma tignasse est constituée de « queues de rat ».J’étais alors une petite fille extrêmement jolie et déjà modeste, aux cheveux longs et fins, blonds vénitien.

C’est joli le blond vénitien, mais pour t’expliquer à quoi ça ressemble vraiment, je peux pas, j’ai pas de nuancier Régécolor sous les yeux.


A cette époque, j’avais décidé que je serais coiffeuse, car j’adorais accompagner Maria chez sa coiffeuse et tripoter les bouteilles, les onguents et autre machins dont s’enduisent les gens sérieux.

Finalement j’ai changé d’avis, heureusement, car sinon je m’appelerio Josy et j’aurais une French manucure affreuse et les cheveux de plusieurs couleurs, et mon salon s’intitulerait « Capil ‘ hair » ou je ne sais quelle connerie.

 

Ou pire, je m’appelerai Gérald et je ferai des UV entre deux séances de mèches à quelque pouf blonde.

 

Bref.

 

Donc Maria a décidé que mes tifs étaient trop raides et fins.

Elle a décidé que je ferai une « permanente ».

A 8 ou 9 ans.

 

Ca a donné un résultat fort mitigé. Par contre, les conséquences furent catastrophiques surtout à long terme.

 

A l’adolescence, alors que je trainais avec quelques copains de la cité, dès qu’une goutte s’avisait de choir sur ma tête, je partais à l’abri pour ne pas FRISER.

Déjà, ça faisait rire tout le monde et me mortifiait terriblement.

 

Je suis absolument convaincue, quoiqu’on puisse me dire, que cette permanente a ENCORE des effets sur moi. Qu’on me prouve par A + B le contraire, mais franchement, je suis SURE de moi.

 

J’ai donc progressivement compris que pour avoir une coiffure à peu près normale, je n’avais d’autre choix que le BRUSHING.

 

Le brushing, tu le sais, est la torture qui consiste à tirer avec une brosse sur des mèches de cheveux pour les lisser et avoir un aspect relativement normal.

 

Donc, pour moi le shampoing est un cauchemar car il est synonyme de galère pendant 20 minutes au moins après la sortie de la douche.

 

Et comme, bien que tu ne sois guère futé, tu te demandes ce qui se passe si je ne le fais pas, et bien sache que en fait, je ne ressemble à rien de répertorié, même dans le règne animal.

En fait, mes tifs derrière, sur la nuque, sont vaguement bouclés. Et le reste, après un séchage « naturel » est à la fois raide ET frisotté.  Mais frisotté crépu, tu vois.

C’est aussi ce qui se passe si je prends la flotte.

Je FRISOTTE.


 

Donc j’ai toujours avec moi, pendant l’hiver, un béret, au cas où je n’aurais pas pris de parapluie (l’idéal étant d’avoir les deux, car il faut savoir qu’un vent par temps humide a à peu prés les mêmes effets sur ma tignasse).

 

Par conséquent, les gens voient bien que je suis toujours en train de trafiquer quand il bruine un peu. (quand il pleut à verse, je ne suis pas dessous, tu t’en doutes).

 

Alors j’explique : Maria, 8 ans, permanente, frisottis.

 

Ainsi, il y a TOUJOURS quelqu’un pour me balancer un truc la dessus.

Même des collègues masculins dont on sait, bien sûr, à quel point ce genre de détail leur passe au dessus du ciboulot.

 

Ou une copine moqueuse.

 

Personne ne se rend compte, pourtant, comme c’est ATROCE à vivre hein.

L’angoisse perpétuelle du nuage, le hoquet d’inquiétude quand le vent se lève, les palpitations quand je sens la première goutte.

 

Finalement je me demande s’il n’aurait pas mieux valu que je m’appelle Gérald.

Non ? Si ? Non ? Si ?

 

Et toi, c’est quoi le truc couillon que personne n’ignore ?

Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Jeudi 12 novembre 2009
Quand je n'ai plus rien à lire, et c'est le cas, j'ai fini l'histoire de Lisey (déroutant), je suis triste.

Quand je suis triste j'attrape un Desproges.

Car heureusement on peut rire plusieurs fois d'un bon mot de Desproges.

Alors, voilà ce qu'il dit de l'ennemi (j'en pleurerais presque tellement c'est bon).

" L'ennemi est bête: il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui! J'en ris encore!

L'ennemi a des oreilles.

L'ennemi n'est pas contagieux.
D'accord mais il est héréditaire.

L'ennemi est sournois : quelquefois l'ennemi est dans l'escalier, pour faire croire que c'est la concierge, qui revient de suite.

L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut pas s'y tromper car, tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos portes.

L'ennemi ne sait pas se tenir dans le monde. Quand on invite l'ennemi à la campagne, il égorge nos filles et nos compagnes jusque dans nos bras.

                                                  ( Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis.)



Je me demande ce qu'il dirait de notre président? Pas vous?





PS : c'est pas parce que j'ai rien à dire que je poste des extraits de Desproges, je le vénère, en toute simplicité.
         D'ailleurs, fais moi penser à te parler d'un truc ébouriffant : mon brushing, qui à lui seul mériterait une catégorie.

 
Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 10 novembre 2009
En écho à l'article de Nicmo à propos de la St Glinglin je vous propose la saine lecture d'un jugement rendu il y a quelques années.



TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-ÉTIENNE
28 NOVEMBRE 2000

Attendu que la loi du 6 juillet 1989, dans son article 7 b, oblige le locataire à «user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location» ;
Qu'au surplus, le contrat de bail signé par les parties le 29 mars 1993 prévoit expressément que le locataire devra «jouir des locaux en bon père de famille» ;
Attendu qu'il résulte des attestations produites que Mlle B. fait monter chez elle des dizaines d'hommes par jour ;
Qu'elle pousse des hurlements de jouissance accompagnés de mots obscènes à toute heure du jour et de la nuit ;
Que les voisins sont réveillés par ses manifestations de plaisir en pleine nuit ;
Que son voisin du dessus est obligé de marteler le sol à coups de poing pour calmer ses ardeurs ;
Que, toujours en pleine nuit, des hommes s'excitent sur leur klaxon et sa porte d'entrée pour l'appeler ;
Que certains se trompent de porte et sonnent aux portes d'à côté ;
Que Mlle B. se promène sur son balcon en string pour racoler maris, femmes, enfants avec explication de ce qu'elle veut faire ;
Qu'elle a crevé les quatre pneus de la voiture d'un attestant sous prétexte que celui-ci avait refusé ses avances ;
Qu'il lui est arrivé d'enfermer un homme sur son balcon , lequel a été obligé d'escalader le balcon du voisin pour sortir ;
Qu'elle jette ses préservatifs usagés par la fenêtre ;
Qu'elle traite ses voisines de «vieilles putes» ;
Que, le 19 juillet 2000, deux hommes se sont battus dans la rue devant chez elle alors que, du haut de son balcon , s'adressant à l'un d'eux, elle disait «Vas-y, mon chéri, tue-le» ;
Que, selon un attestant, Mlle B. «s'est fait une spécialité dans l'explosion sonore lors de ses quotidiens et nombreux ébats amoureux» ;
Attendu qu'il résulte de ce qui précède que la jouissance de Mlle B. est une jouissance bruyante, gênante et préjudiciable aux autres occupants de l'immeuble ;
Que Mlle B. ne satisfait donc pas à son obligation de jouissance paisible des lieux loués, et ce malgré la sommation de jouir des locaux en bon père de famille que lui a délivrée Me Berger le 17 janvier 2000 ;
Que compte tenu de la gravité des débordements de cette locataire il y a lieu de prononcer la résiliation du bail liant les parties, et d'ordonner l'expulsion de Mlle B.;
Attendu qu'il convient de fixer l'indemnité d'occupation au montant du loyer et des charges qui aurait été payé par la partie défenderesse si le bail n'avait pas été résilié ;
Attendu qu'il est équitable d'accorder à la S.A. Cité Nouvelle la somme de 2.000 F au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a dû exposer pour faire valoir ses droits ;
Et attendu qu'il convient, compte tenu de la gravité et des manquements reprochés à Mlle B., de prononcer l'exécution provisoire de ce jugement ;
Par ces motifs :
Le Tribunal,
Prononce la résiliation du bail liant les parties.
Ordonne l'expulsion de la locataire et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges jusqu'à son départ effectif des lieux.
Ordonne l'exécution provisoire des dispositions ci-dessus.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle, la somme de deux mille francs (2.000 F) au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile.
Rejette le surplus de la demande.
Condamne Mlle B. aux entiers dépens de l'instance, qui comprendront le coût de la sommation de se conformer délivrée par Me Berger le 17 janvier 2000.
Ainsi jugé et prononcé les jour mois et an que dessus.
Me Chevalier, av.


Bon.

D'abord Melle B "fait monter des dizaines d'hommes par jour".
Dis donc, elle a drôlement la santé. Et en plus, elle "pousse des hurlements et des mots obscènes".
Sincèrement, elle est marrante.

Elle" racole( en string)  maris, femmes et enfants avec explication de ce qu'elle veut faire". Là je perplexe.

Elle propose à un ses Jules d'assassiner l'autre. C'est amusant, non? Ca passe le temps agréablement? Non?

Visiblement elle n'a pas"  joui des locaux en bon père de famille" c'est à dire silencieusement, paisiblement, à la papa quoi.

Elle crève les pneus de ceux qui refusent ses avances.
Moi, elle me plait de plus en plus, Melle B.

Et  cerise sur le gateau, elle traite ses voisines de "vieilles putes".
AH je l'adore, comme ça doit être jouissif, ça aussi.

Conclusion, Melle B est allée jouir ailleurs, et elle a bien raison.





Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Dimanche 8 novembre 2009
the world in my eyes my fridge.

(Merci bien Chou...)





Une ordonnance, des tickets de ce que je dois à ma maraîchère préférée, des cartes postales, un billet d'entrée d'un site égyptien -où- que -j'ai- jamais- foutu- les -pieds -bordel, un chèque en blanc de mes parents pour acheter un assortiment de couteaux de cuisine, que je veux impérativment en bambou et inox, faut pas déconner non plus...et qui contitueront mon cadeau de Noel...etdes conneries diverses collées par les deux gnomes.


Et si vous êtes un peu malins, vous me ferez penser à l'huile d'olive et au sucre.


MERCI.
Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 3 novembre 2009

Les gens, je suis rentrée de London et quelques constats s'imposent.


1) I am toujours aussi petrified quand je prends l'avion. Le mystère de ce monstre d'acier qui arrive à voler avec tout plein de gens à l'intérieur me laisse perplexe.  Je me détends au bour d'une demi heure. Je déteste apercevoir la terre, mais pire encore, la mer, parce que je me dis, avec l'acuité intellectuelle qui me caractérise, qu'en plus de mourir écrasés, on va AUSSI mourir noyés. C'est affreux.

2) Je ne comprends toujours pas un mot au baragouinage soi disant en anglais des stewards ou hôtesses, qui annoncent je ne sais quoi (vu que je ne comprends  qu'un mot sur 5). En anglais MON CUL ouais. ZIS IS CHARABIA THAT'S ALL.

3) Mes cuisses sont désespérément ramollies. La chambre d'hôtel était située au 3è étage sans ascenseur ( of course), et les grimper plusieurs fois m'a courbaturée, j'ai encore mal today c'est dire.

4) La vie là bas est atrocement chère, mais je ne m'étendrais pas sur le sujet après tout j'avais qu'à pas y aller, c'est pas grave hein.

5) Les anglais sont des gentlemen. L'un m'a appelé "darling" deux fois. ( c'est parce que je suis une femme Barbara Gourde) L'autre, un tout mignon SIR, me voyant consulter mon plan m'a dit où nous étions "just to tell you where you are", et comme je lui demandais la direction de Soho, il a ajouté "200 yards and it's on your left".
Les yards m'ont un peu ennuyée mais bon.

6) Les trottoirs anglais sont d'une propreté suspecte. No clébard qui erre, no caca partout, presque pas de mégot.

7) Les musées sont gratuits, et ça c'est bien.

8) La ville est tellement bioutifoule que je pourrais passer des heures le nez au vent (mais pas à la terrasse d'un café : deux cafés : 5 livres).

9) Même le métro il est trop chou.

10) L'English breakfast reste un régal de remplissage de panse avec des trucs légers et digestes (5 fruit and veg a day hahaha).

11) Mon Jules a considérablement progressé en anglais: il sait dire "pénis"  = "pineusse" grâce à une émission télé sur les buzz d'internet, où la dame l'a dit environ 77 fois. Il sait dire aussi, avec un accent so lovely : " zis is first class?" à un délicieux anglais et sa femme, dans le train pour l'aéroport.
 Il est trop fort maintenant.

12 ) Voici donc pourquoi je préfère Londres à Paris : à beauté égale, au moins à Londres il n'y a pas de parisiens...*

Et en plus comment pourrait on ne pas aimer les anglais quand on sait qu'ils sont responsables de ça?




Ou de ça?



HEIN?

* bien sûr, je ne parle pas de mes blogueurs préférés , ni de mes cousins et cousines qui habitent à Paris, ce n'est sans doute pas leur
faute....
Par Betty - Publié dans : HOLIDAYZES - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 27 octobre 2009
...ce que mon fils regarde à la télé quand sa mère sort avec ses copines et boit de la bière.


Un soir, cette semaine.

Moi, errant dans la maison, ramassant ici une petite voiture, là une épée.

Baptiste, dans le salon avec un papier à la main.

De loin, j'entends :

" Rodolphe"
" Kader"
" Rodolphe".

Je m'approche et me planque derrière la porte.

Cézigue avait à la main un papier plié.
Qu'il déplie.
Observe attentivement.
Retourne vers son auditoire.
Et énonce sentencieusement : "Rodolphe" ou " Kader ".

Replie.
Redéplie.
Re-observe .
Etc...

Il poursuit.

"Vos co-équipiers ont décidé de vous éliminer.
C'est Thierry Vocable".


Je suffoque derrière la porte.

Je sors.

"Qu'est ce que tu dis?"  lui lance-je.

L'autre, un peu gêné, limite vexé:" c'est Thierry Vocable."

Tu veux peut être dire "c'est irrévocable"?

"Oui c'est ça."  (sourire jaune).




Pour info, l'autre jour dans la voiture, il a dit à son frère : "moi, je m'appelle Bruno".

Il chante à longueur de journée "la Marseillaise" ou "Colchique dans les prés" (qui visiblement s'apprend encore à l'école).

Je crois qu'il a un grain.

Je vous aime beaucoup, mais je vais prendre congé le temps de m'envoler vers Londres avec mon Jules et sans les gosses.

SANS LES GOSSES.
Rien que de le dire ça va déjà mieux.

A bientôt mes lapinous.

Par Betty - Publié dans : Histoires de mômes - Communauté : Encore plus d'humour
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Samedi 24 octobre 2009

     « Ma petite biche,

 

(oui c ‘est ainsi que ma mère m’appelle, car j’ai le flanc palpitant, l’oreille frémissante, et l’œil inquiet mais vif).

 

 

Je te faxe la lettre de la CGRDTY, et du STPMDR, ainsi que de l’ALGECO.

Je ne comprends pas trop, alors tu pourras regarder et téléphoner, puis tu m’expliqueras.

 

Merci ma chérie.

Bises à tous les 4.

 

Papa et maman. »

 

C’est le genre de fax que reçoit une « fille de sourd ».

En général la fille de sourd soupire puis lit les différents courriers, hoche la tête, ne comprend rien à ces histoires de retraite ou autre, hoche la tête, téléphone, ne comprend toujours rien, et finit par dire à sa mère « c’est bon j’ai téléphoné, rien d’important ».

Desfois c’est important alors la fille de sourd passe l’après midi au téléphone, puis à faxer à sa mère pour lui dire « cherche tel papier », la mère ne comprend pas de quoi il s’agit, la fille de sourd qui est à 200 kms casse des assiettes, hoche la tête et recasse des assiettes, au lieu de corriger les 12 000 copies de ses génies en herbe.

 

Mais y a plein d’autres aventures possibles !

T’en veux quelques unes ? Oui ?

 

Bon, je suis gentille, hein, alors ok.

 

Tu as aussi Fille de sourd chez le médecin avec son père (pas le père du médecin hein) pour faire le point sur son diabète (celui du père) (de Fille de sourd).

 

 

-          Bonjour Docteur.

 

-          Bonjour Madame, Bonjour Monsieur , comment allez vous (le doc parle subitement plus fort et articule à outrance).

 

Réponse du père, regard du doc vers Fille de Sourd, qui traduit.

 

-          Bon c’est très bien, tout ça, voyons votre carnet de contrôle de glycémie.

 

-          ……………………

 

-          Ah je vois que vous n’êtes pas très bien stabilisé, on va voir ça,  venez Monsieur, je vous prends la tension, je vous pèse et je contrôle votre taux.

 

Salle d’examen attenante, Fille de sourd reste sur le fauteuil.

Le doc parle au père.

Le père a pas compris, Fille de sourd se lève, traduit, se rassoit.

Le père répond.

Le doc crie : « qu’est ce qu’il a dit ? »

Fille de sourd qui a compris depuis son fauteuil, traduit.

 

Retour devant le bureau.

 

- Monsieur, je pense qu’il va falloir changer de traitement, celui-ci ne suffit plus, il a été efficace pendant 10 ans, mais là, on augmente un peu, donc je vous change de molécule, blablabla………………………

 

Regard perplexe du père.

Traduction de la fille.

Renfrognage du père.

Ré-explication de la fille.

Re- renfrognage du père.

 

Fin de l’épisode.

 

Dans l’ascenseur, on reformule, on réexplique.

Le père est drapé dans sa dignité, ne jette pas un regard à sa fille, il a horreur des médicaments, et encore plus d’en changer parce que sa maladie s’aggrave.

 

La fille monte dans la voiture.

Hoche la tête.

Rentre et explique à la mère, qui comprend de suite, et qui intervient auprès du bourru (ou de la bourrique, au choix.)

La bourrique fera la gueule 2 jours et se fera à l’idée, surtout après que sa fille lui a dit « tu préfères que ton diabète s’aggrave et qu’on te coupe une guibolle, dis voir, TU PREFERES ? ».

 

 

Tu as aussi Fille de Sourd et  la famille.

 

Quand Fille de Sourd a eu l’âge de s’exprimer intelligiblement et de comprendre ce qu’on lui disait, les parents lui ont demandé de TELEPHONER à la famille (ou à de parfaits inconnus, aussi), bien qu’elle fut alors une très grande timide.

Fille de Sourd avait, disons, 8 ans.

 

Mère : tu vas téléphoner à ta tante Germaine, pour lui dire qu’on passera la voir dimanche prochain, on portera un gâteau (sous entendu, si elle nous invite à bouffer, c’est d’accord)

 

Fille : je sais pas qui c’est, moi, je la connais pas.

 

Mère : mais si c’est ta tante, la sœur de Mamie, elle habite là bas (dans le fin fond de la  Corrèze)

 

Fille (dans sa tête) : ah oui la vieille qui pique…

                  «  allo, c’est Betty la fille de G et L. Maman demande si on peut venir la semaine prochaine »

-          la vieille : oh ma petite Betty comment ça va ? Et papa ? et Maman ? et papi etc….

      -          Oui, ça va.

-          Oh ben moi dis donc j’ai de l’arthrose, de l’arthrite, des rhumatismes, de l’emphysème, du poil au menton, j’y vois plus dans les coins…. »

 

(Après on s’étonne que je sois devenu hypocondriaque, ah, ça, on s’étonne).

 

 

Autant dire que téléphoner à des gens que je ne connaissais pas ou que je voyais deux fois l’an était un véritable cauchemar, et ça les parents n’arrivaient pas à comprendre pourquoi...

 

Tu as aussi Fille de sourd et les connards.

 

Le connard est une espèce extrêmement répandu, toi aussi je suis sure que tu en connais.

Si, si réfléchis, parmi tes voisins, tes collègues, et même tes amis (tu fais genre, mais tu es bien conscient qu’en fait d’amis ce sont plutôt des connards en puissance).

 

Un exemple.

Fille de sourd doit téléphoner (pour changer) à une administration, une banque, un artisan, ou la boucherie.

 

           « Allo, dit Fille de sourd, bonjour (car elle est bien élevée), je suis la fille de Mr et Mme      Truc.

Je vous appelle parce qu’il semblerait qu’il y ait un souci au niveau de leur comptes, leur avis d’imposition, la facture de travaux, le steak de ce midi (rayer la mention inutile).

 

-          Ah bon ? ça m’étonnerait ça.

 

-          Ah peut être que ça vous étonne mais c’est bien vrai pourtant.

 

 

-          Ah oui, on va voir ça ...

 

Fille de sourd prend un peu de Rescue.

 

-          Vous dites que vous êtes Madame ?

 

-          Mme Machin, la fille de Mr et Mme Truc.

 

 

-          Ah, et c’est vous qui appelez pour leur problème ?

 

-          Ben oui.

 

 

-          Et ils peuvent pas le faire eux ?

 

-          Ben non

 

 (Fille de sourd jette le Rescue qui s’explose par terre et attrape les gants de boxe).

 

-          Je suis désolé(e)  mais je ne vois pas pourquoi je répondrais à leur fille et pas à eux-mêmes.

 

Fille de sourd sourit de son sourire de psychopathe qui va lui défoncer sa...euh pardon.

 

-          Ah vous êtes désolé (e), non mais ne le soyez pas, c’est vraiment pas la peine, ce que je vous propose c’est de leur offrir un billet pour Lourdes, parce qu’à moins d’un miracle ils ne vous appelleront jamais en personne, ils sont sourds, CONNARD (SSE), hein, alors OK, je veux bien qu’ils aillent à Lourdes, et à leur retour on en reparle D’ACCORD ????

 

-          ...............................................................

 

 

-          Je vous disais donc qu’il y a un petit souci avec leur ......

 

 

The End.

 

Les parents de Fille de sourd attendent que la conversation soit finie.

Ils veulent savoir si c’est bon, c’est réglé, si la madame elle était gentille, si elle a résolu le souci.

Bah oui hein pas de problèmes.

 

Le seul problème que je vois, c’est celui là.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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