Mardi 10 novembre 2009
En écho à l'article de Nicmo à propos de la St Glinglin je vous propose la saine lecture d'un jugement rendu il y a quelques années.



TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-ÉTIENNE
28 NOVEMBRE 2000

Attendu que la loi du 6 juillet 1989, dans son article 7 b, oblige le locataire à «user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location» ;
Qu'au surplus, le contrat de bail signé par les parties le 29 mars 1993 prévoit expressément que le locataire devra «jouir des locaux en bon père de famille» ;
Attendu qu'il résulte des attestations produites que Mlle B. fait monter chez elle des dizaines d'hommes par jour ;
Qu'elle pousse des hurlements de jouissance accompagnés de mots obscènes à toute heure du jour et de la nuit ;
Que les voisins sont réveillés par ses manifestations de plaisir en pleine nuit ;
Que son voisin du dessus est obligé de marteler le sol à coups de poing pour calmer ses ardeurs ;
Que, toujours en pleine nuit, des hommes s'excitent sur leur klaxon et sa porte d'entrée pour l'appeler ;
Que certains se trompent de porte et sonnent aux portes d'à côté ;
Que Mlle B. se promène sur son balcon en string pour racoler maris, femmes, enfants avec explication de ce qu'elle veut faire ;
Qu'elle a crevé les quatre pneus de la voiture d'un attestant sous prétexte que celui-ci avait refusé ses avances ;
Qu'il lui est arrivé d'enfermer un homme sur son balcon , lequel a été obligé d'escalader le balcon du voisin pour sortir ;
Qu'elle jette ses préservatifs usagés par la fenêtre ;
Qu'elle traite ses voisines de «vieilles putes» ;
Que, le 19 juillet 2000, deux hommes se sont battus dans la rue devant chez elle alors que, du haut de son balcon , s'adressant à l'un d'eux, elle disait «Vas-y, mon chéri, tue-le» ;
Que, selon un attestant, Mlle B. «s'est fait une spécialité dans l'explosion sonore lors de ses quotidiens et nombreux ébats amoureux» ;
Attendu qu'il résulte de ce qui précède que la jouissance de Mlle B. est une jouissance bruyante, gênante et préjudiciable aux autres occupants de l'immeuble ;
Que Mlle B. ne satisfait donc pas à son obligation de jouissance paisible des lieux loués, et ce malgré la sommation de jouir des locaux en bon père de famille que lui a délivrée Me Berger le 17 janvier 2000 ;
Que compte tenu de la gravité des débordements de cette locataire il y a lieu de prononcer la résiliation du bail liant les parties, et d'ordonner l'expulsion de Mlle B.;
Attendu qu'il convient de fixer l'indemnité d'occupation au montant du loyer et des charges qui aurait été payé par la partie défenderesse si le bail n'avait pas été résilié ;
Attendu qu'il est équitable d'accorder à la S.A. Cité Nouvelle la somme de 2.000 F au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a dû exposer pour faire valoir ses droits ;
Et attendu qu'il convient, compte tenu de la gravité et des manquements reprochés à Mlle B., de prononcer l'exécution provisoire de ce jugement ;
Par ces motifs :
Le Tribunal,
Prononce la résiliation du bail liant les parties.
Ordonne l'expulsion de la locataire et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges jusqu'à son départ effectif des lieux.
Ordonne l'exécution provisoire des dispositions ci-dessus.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle, la somme de deux mille francs (2.000 F) au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile.
Rejette le surplus de la demande.
Condamne Mlle B. aux entiers dépens de l'instance, qui comprendront le coût de la sommation de se conformer délivrée par Me Berger le 17 janvier 2000.
Ainsi jugé et prononcé les jour mois et an que dessus.
Me Chevalier, av.


Bon.

D'abord Melle B "fait monter des dizaines d'hommes par jour".
Dis donc, elle a drôlement la santé. Et en plus, elle "pousse des hurlements et des mots obscènes".
Sincèrement, elle est marrante.

Elle" racole( en string)  maris, femmes et enfants avec explication de ce qu'elle veut faire". Là je perplexe.

Elle propose à un ses Jules d'assassiner l'autre. C'est amusant, non? Ca passe le temps agréablement? Non?

Visiblement elle n'a pas"  joui des locaux en bon père de famille" c'est à dire silencieusement, paisiblement, à la papa quoi.

Elle crève les pneus de ceux qui refusent ses avances.
Moi, elle me plait de plus en plus, Melle B.

Et  cerise sur le gateau, elle traite ses voisines de "vieilles putes".
AH je l'adore, comme ça doit être jouissif, ça aussi.

Conclusion, Melle B est allée jouir ailleurs, et elle a bien raison.





Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Dimanche 8 novembre 2009
the world in my eyes my fridge.

(Merci bien Chou...)





Une ordonnance, des tickets de ce que je dois à ma maraîchère préférée, des cartes postales, un billet d'entrée d'un site égyptien -où- que -j'ai- jamais- foutu- les -pieds -bordel, un chèque en blanc de mes parents pour acheter un assortiment de couteaux de cuisine, que je veux impérativment en bambou et inox, faut pas déconner non plus...et qui contitueront mon cadeau de Noel...etdes conneries diverses collées par les deux gnomes.


Et si vous êtes un peu malins, vous me ferez penser à l'huile d'olive et au sucre.


MERCI.
Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 3 novembre 2009

Les gens, je suis rentrée de London et quelques constats s'imposent.


1) I am toujours aussi petrified quand je prends l'avion. Le mystère de ce monstre d'acier qui arrive à voler avec tout plein de gens à l'intérieur me laisse perplexe.  Je me détends au bour d'une demi heure. Je déteste apercevoir la terre, mais pire encore, la mer, parce que je me dis, avec l'acuité intellectuelle qui me caractérise, qu'en plus de mourir écrasés, on va AUSSI mourir noyés. C'est affreux.

2) Je ne comprends toujours pas un mot au baragouinage soi disant en anglais des stewards ou hôtesses, qui annoncent je ne sais quoi (vu que je ne comprends  qu'un mot sur 5). En anglais MON CUL ouais. ZIS IS CHARABIA THAT'S ALL.

3) Mes cuisses sont désespérément ramollies. La chambre d'hôtel était située au 3è étage sans ascenseur ( of course), et les grimper plusieurs fois m'a courbaturée, j'ai encore mal today c'est dire.

4) La vie là bas est atrocement chère, mais je ne m'étendrais pas sur le sujet après tout j'avais qu'à pas y aller, c'est pas grave hein.

5) Les anglais sont des gentlemen. L'un m'a appelé "darling" deux fois. ( c'est parce que je suis une femme Barbara Gourde) L'autre, un tout mignon SIR, me voyant consulter mon plan m'a dit où nous étions "just to tell you where you are", et comme je lui demandais la direction de Soho, il a ajouté "200 yards and it's on your left".
Les yards m'ont un peu ennuyée mais bon.

6) Les trottoirs anglais sont d'une propreté suspecte. No clébard qui erre, no caca partout, presque pas de mégot.

7) Les musées sont gratuits, et ça c'est bien.

8) La ville est tellement bioutifoule que je pourrais passer des heures le nez au vent (mais pas à la terrasse d'un café : deux cafés : 5 livres).

9) Même le métro il est trop chou.

10) L'English breakfast reste un régal de remplissage de panse avec des trucs légers et digestes (5 fruit and veg a day hahaha).

11) Mon Jules a considérablement progressé en anglais: il sait dire "pénis"  = "pineusse" grâce à une émission télé sur les buzz d'internet, où la dame l'a dit environ 77 fois. Il sait dire aussi, avec un accent so lovely : " zis is first class?" à un délicieux anglais et sa femme, dans le train pour l'aéroport.
 Il est trop fort maintenant.

12 ) Voici donc pourquoi je préfère Londres à Paris : à beauté égale, au moins à Londres il n'y a pas de parisiens...*

Et en plus comment pourrait on ne pas aimer les anglais quand on sait qu'ils sont responsables de ça?




Ou de ça?



HEIN?

* bien sûr, je ne parle pas de mes blogueurs préférés , ni de mes cousins et cousines qui habitent à Paris, ce n'est sans doute pas leur
faute....
Par Betty - Publié dans : HOLIDAYZES - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 27 octobre 2009
...ce que mon fils regarde à la télé quand sa mère sort avec ses copines et boit de la bière.


Un soir, cette semaine.

Moi, errant dans la maison, ramassant ici une petite voiture, là une épée.

Baptiste, dans le salon avec un papier à la main.

De loin, j'entends :

" Rodolphe"
" Kader"
" Rodolphe".

Je m'approche et me planque derrière la porte.

Cézigue avait à la main un papier plié.
Qu'il déplie.
Observe attentivement.
Retourne vers son auditoire.
Et énonce sentencieusement : "Rodolphe" ou " Kader ".

Replie.
Redéplie.
Re-observe .
Etc...

Il poursuit.

"Vos co-équipiers ont décidé de vous éliminer.
C'est Thierry Vocable".


Je suffoque derrière la porte.

Je sors.

"Qu'est ce que tu dis?"  lui lance-je.

L'autre, un peu gêné, limite vexé:" c'est Thierry Vocable."

Tu veux peut être dire "c'est irrévocable"?

"Oui c'est ça."  (sourire jaune).




Pour info, l'autre jour dans la voiture, il a dit à son frère : "moi, je m'appelle Bruno".

Il chante à longueur de journée "la Marseillaise" ou "Colchique dans les prés" (qui visiblement s'apprend encore à l'école).

Je crois qu'il a un grain.

Je vous aime beaucoup, mais je vais prendre congé le temps de m'envoler vers Londres avec mon Jules et sans les gosses.

SANS LES GOSSES.
Rien que de le dire ça va déjà mieux.

A bientôt mes lapinous.

Par Betty - Publié dans : Histoires de mômes - Communauté : Encore plus d'humour
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Samedi 24 octobre 2009

     « Ma petite biche,

 

(oui c ‘est ainsi que ma mère m’appelle, car j’ai le flanc palpitant, l’oreille frémissante, et l’œil inquiet mais vif).

 

 

Je te faxe la lettre de la CGRDTY, et du STPMDR, ainsi que de l’ALGECO.

Je ne comprends pas trop, alors tu pourras regarder et téléphoner, puis tu m’expliqueras.

 

Merci ma chérie.

Bises à tous les 4.

 

Papa et maman. »

 

C’est le genre de fax que reçoit une « fille de sourd ».

En général la fille de sourd soupire puis lit les différents courriers, hoche la tête, ne comprend rien à ces histoires de retraite ou autre, hoche la tête, téléphone, ne comprend toujours rien, et finit par dire à sa mère « c’est bon j’ai téléphoné, rien d’important ».

Desfois c’est important alors la fille de sourd passe l’après midi au téléphone, puis à faxer à sa mère pour lui dire « cherche tel papier », la mère ne comprend pas de quoi il s’agit, la fille de sourd qui est à 200 kms casse des assiettes, hoche la tête et recasse des assiettes, au lieu de corriger les 12 000 copies de ses génies en herbe.

 

Mais y a plein d’autres aventures possibles !

T’en veux quelques unes ? Oui ?

 

Bon, je suis gentille, hein, alors ok.

 

Tu as aussi Fille de sourd chez le médecin avec son père (pas le père du médecin hein) pour faire le point sur son diabète (celui du père) (de Fille de sourd).

 

 

-          Bonjour Docteur.

 

-          Bonjour Madame, Bonjour Monsieur , comment allez vous (le doc parle subitement plus fort et articule à outrance).

 

Réponse du père, regard du doc vers Fille de Sourd, qui traduit.

 

-          Bon c’est très bien, tout ça, voyons votre carnet de contrôle de glycémie.

 

-          ……………………

 

-          Ah je vois que vous n’êtes pas très bien stabilisé, on va voir ça,  venez Monsieur, je vous prends la tension, je vous pèse et je contrôle votre taux.

 

Salle d’examen attenante, Fille de sourd reste sur le fauteuil.

Le doc parle au père.

Le père a pas compris, Fille de sourd se lève, traduit, se rassoit.

Le père répond.

Le doc crie : « qu’est ce qu’il a dit ? »

Fille de sourd qui a compris depuis son fauteuil, traduit.

 

Retour devant le bureau.

 

- Monsieur, je pense qu’il va falloir changer de traitement, celui-ci ne suffit plus, il a été efficace pendant 10 ans, mais là, on augmente un peu, donc je vous change de molécule, blablabla………………………

 

Regard perplexe du père.

Traduction de la fille.

Renfrognage du père.

Ré-explication de la fille.

Re- renfrognage du père.

 

Fin de l’épisode.

 

Dans l’ascenseur, on reformule, on réexplique.

Le père est drapé dans sa dignité, ne jette pas un regard à sa fille, il a horreur des médicaments, et encore plus d’en changer parce que sa maladie s’aggrave.

 

La fille monte dans la voiture.

Hoche la tête.

Rentre et explique à la mère, qui comprend de suite, et qui intervient auprès du bourru (ou de la bourrique, au choix.)

La bourrique fera la gueule 2 jours et se fera à l’idée, surtout après que sa fille lui a dit « tu préfères que ton diabète s’aggrave et qu’on te coupe une guibolle, dis voir, TU PREFERES ? ».

 

 

Tu as aussi Fille de Sourd et  la famille.

 

Quand Fille de Sourd a eu l’âge de s’exprimer intelligiblement et de comprendre ce qu’on lui disait, les parents lui ont demandé de TELEPHONER à la famille (ou à de parfaits inconnus, aussi), bien qu’elle fut alors une très grande timide.

Fille de Sourd avait, disons, 8 ans.

 

Mère : tu vas téléphoner à ta tante Germaine, pour lui dire qu’on passera la voir dimanche prochain, on portera un gâteau (sous entendu, si elle nous invite à bouffer, c’est d’accord)

 

Fille : je sais pas qui c’est, moi, je la connais pas.

 

Mère : mais si c’est ta tante, la sœur de Mamie, elle habite là bas (dans le fin fond de la  Corrèze)

 

Fille (dans sa tête) : ah oui la vieille qui pique…

                  «  allo, c’est Betty la fille de G et L. Maman demande si on peut venir la semaine prochaine »

-          la vieille : oh ma petite Betty comment ça va ? Et papa ? et Maman ? et papi etc….

      -          Oui, ça va.

-          Oh ben moi dis donc j’ai de l’arthrose, de l’arthrite, des rhumatismes, de l’emphysème, du poil au menton, j’y vois plus dans les coins…. »

 

(Après on s’étonne que je sois devenu hypocondriaque, ah, ça, on s’étonne).

 

 

Autant dire que téléphoner à des gens que je ne connaissais pas ou que je voyais deux fois l’an était un véritable cauchemar, et ça les parents n’arrivaient pas à comprendre pourquoi...

 

Tu as aussi Fille de sourd et les connards.

 

Le connard est une espèce extrêmement répandu, toi aussi je suis sure que tu en connais.

Si, si réfléchis, parmi tes voisins, tes collègues, et même tes amis (tu fais genre, mais tu es bien conscient qu’en fait d’amis ce sont plutôt des connards en puissance).

 

Un exemple.

Fille de sourd doit téléphoner (pour changer) à une administration, une banque, un artisan, ou la boucherie.

 

           « Allo, dit Fille de sourd, bonjour (car elle est bien élevée), je suis la fille de Mr et Mme      Truc.

Je vous appelle parce qu’il semblerait qu’il y ait un souci au niveau de leur comptes, leur avis d’imposition, la facture de travaux, le steak de ce midi (rayer la mention inutile).

 

-          Ah bon ? ça m’étonnerait ça.

 

-          Ah peut être que ça vous étonne mais c’est bien vrai pourtant.

 

 

-          Ah oui, on va voir ça ...

 

Fille de sourd prend un peu de Rescue.

 

-          Vous dites que vous êtes Madame ?

 

-          Mme Machin, la fille de Mr et Mme Truc.

 

 

-          Ah, et c’est vous qui appelez pour leur problème ?

 

-          Ben oui.

 

 

-          Et ils peuvent pas le faire eux ?

 

-          Ben non

 

 (Fille de sourd jette le Rescue qui s’explose par terre et attrape les gants de boxe).

 

-          Je suis désolé(e)  mais je ne vois pas pourquoi je répondrais à leur fille et pas à eux-mêmes.

 

Fille de sourd sourit de son sourire de psychopathe qui va lui défoncer sa...euh pardon.

 

-          Ah vous êtes désolé (e), non mais ne le soyez pas, c’est vraiment pas la peine, ce que je vous propose c’est de leur offrir un billet pour Lourdes, parce qu’à moins d’un miracle ils ne vous appelleront jamais en personne, ils sont sourds, CONNARD (SSE), hein, alors OK, je veux bien qu’ils aillent à Lourdes, et à leur retour on en reparle D’ACCORD ????

 

-          ...............................................................

 

 

-          Je vous disais donc qu’il y a un petit souci avec leur ......

 

 

The End.

 

Les parents de Fille de sourd attendent que la conversation soit finie.

Ils veulent savoir si c’est bon, c’est réglé, si la madame elle était gentille, si elle a résolu le souci.

Bah oui hein pas de problèmes.

 

Le seul problème que je vois, c’est celui là.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Jeudi 22 octobre 2009
...because mon fils, qui est en CE2 et apprend l'anglais (apprend, laissez moi rire) (je ris) m' a raconté ce soir sa leçon du jour:

- a dog
- a cat
- fish
- a brown bear (comment se compliquer la vie avec la prononciation)
- a monkey (qui se prononce selon la dame : monkeille) (comment faire vomir d'horreur la pauvre prof  d'anglais que je suis).

Il ne VEUT PAS que j'intervinsse par mot dans le cahier interposé (le mot, pas le cahier) (interposé je veux dire).

Il se trouve que l'intervenante d'anglais est une instit de l'école. Niveau d'anglais : bac, à mon avis (et encore bac scientifique hein) (j'ai rien contre les bacs scientifiques mais soyons sérieux un instant, ce ne sont pas des gens comme nous).


I AM SCARED, les gens, I AM TERRIFIED.


PS : j'ai légèrement nuancé mon article précédent AUCAZOU mais je répondrai quand même à vos commentaires pertinents (on voit bien que vous avez un bac littéraire).

 Monkeille.
Erf.
Par Betty - Publié dans : Histoires de mômes - Communauté : Encore plus d'humour
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Samedi 17 octobre 2009


Ah j’en vois déjà dont le flanc frémissant se couvre d’une fine pellicule de sueur, je sens l’excitation qui vous gagne, comme la montagne.

J’en vois qui attrapent une cigarette pour mieux savourer la joie d’un nouvel article sur les profs, même si à eux, je dis, le tabac c’est MAL, j’en veux pour preuve le compliment qui m’a été fait récemment par Valou : « depuis que tu fumes plus, t’as le poil brillant ».

Ah que oui, trois semaines sans tabac et voici que ma peau déjà parfaite devient plus lisse encore, sans parler de ma toison capillaire qui envoie des signaux au soleil et je te parle même pas de ma foufe.

 

 

Bref, tout ça pour dire, dans un langage plus courant (ce qu’il faut pour vous, gens de la plèbe) : vous êtes contints, hin ? ça vous fait plizir, hin ?).

Mon Dieu qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour se faire comprendre de ses lecteurs.

 

 

Donc, je m’en vais vous entretenir de mon quotidien voyagesque pour me rendre sur les lieux.

(point besoin de préciser quels lieux, pas d’aisance en tout cas, même si la plupart du temps c’est à chier).

 

C’est le COVOITURAGE.

Du latin covoiturere, qui signifie : supporter la promiscuité avec des profs dans un espace clos avant même d’être dans l’antre du savoir.

 

Ce covoiturage existe depuis de nombreuses années dans mon lycée afin de transporter depuis Toulouse jusqu’à la belle cité de Montauban des hordes de profs.

 

C’est simple : il y a un point de rendez vous, sur un parking, chacun doit avoir sa voiture, et chacun conduit en général une fois par semaine, et paie les frais lorsqu’il conduit, d’essence et d’autoroute.

On se donne rendez vous une heure avant le début du cours, on monte dans la voiture du chauffeur, et en avant.

Le soir on se retrouve au lycée avec son chauffeur attitré qui nous ramène au point de rendez vous.

Il y a en général au moins un départ à toutes les heures, ainsi qu’un retour.

Quand on a un changement d’emploi du temps, il suffit de regarder sur le planning s’il y a une place dans une autre voiture.

 

Voilà, t’as compris ?

 

Bon.

 

Ca c’est le côté technique.

Mais il ne faut pas oublier le côté humain.

La promiscuité.

Dès 7 h du matin.

Non, je te vois venir, ce n’est pas un problème d’hygiène, le prof sent bon le matin (c’est le soir que ça se gâte).

Ce qui est plus difficile ce sont les conversations.

 

Ben oui.

Parce que de nombreux co-voitureurs arguent que le cov, c’est bien parce que le temps passe plus vite quand on discute.

 

Oui mais quid des tombes du matin ? De ceux pour qui le silence est une valeur sûre, surtout quand on a pas envie d’entendre ou de dire des conneries ?

Moi, par exemple , ce que j’aime le matin c’est être seule et mettre la musique à fond et utiliser toute mon énergie à ne pas penser.

Et le soir, j’aime mettre la musique à fond et utiliser toute mon énergie à ne plus penser à la journée, eût elle été de merde, ou pas.

 

C’est ennuyeux.

 

Parce que tu dois quand même te taper les conversations.

Alors il existe plusieurs solutions :

Sourire poliment en montant dans la voiture,  se caler dans un coin et s’endormir.

Inconvénient : mieux vaut que ce soit tôt le matin, qu’il fasse nuit et qu’il y ait d’autres passagers pour parler au chauffeur sinon c’est pas très sympa.

 

Ou : participer au début à une conversation et y mettre fin brutalement en étant très désagréable, et tourner la tête pour bouder. Exemple : 
 
X : Dis donc Betty, tes parents sont en Egypte, ça se passe bien ?

 Moi:
    
Ah bah oui, ça va, ils s’éclatent, les deux, aujourd’hui ils sont au Caire, et moi je vais à Montauban » (HUMOUR).

Y : bof tu sais, c’est bien l’Egypte mais il y tellement de monde sur ces sites, finalement on n’a pas à regretter grand-chose.

Moi :  oui excuse moi, je me suis saignée pour leur offrir un voyage là bas, à eux, ouvriers retraités, mais c’est tellement SURFAIT l’Egypte, ANDOUILLE!  (vers la fin je n’ai fait que penser le mot..)


Y
 : euh oui, bien sûr, c’est vrai, d’ailleurs si on veut les voir en vrai ces lieux célèbres, on est obligés d’y aller hein (sic).

Moi : ............

 

J’ai ensuite ruminé dans un coin et personne m’a parlé.

J’ai un naturel un peu ombrageux.

 

Sinon voici le type d’autre conversation que tu peux ouïr.

Toujours la même voiture, toujours la même personne, Y.

 

Y, à X qui vient de déménager : « alors c’est super tu dois drôlement profiter de l’Utopia maintenant ?  »

L’Utopia c’est un cinéma qui passe un peu des films d’auteur mais desfois non, et c’est vachement plus tendance d’aller à l’utopia, un prof ne dit pas, par exemple, tiens, hier soir chui allé au CGR voir le dernier Pixar avec mes gosses, mais « je suis allé à l’Utopia voir un film d’animation roumain magnifique ».

 

Tu comprends le prof se doit d’être cultivé. Et de nous souler avec ça.

Alors que nous on aimerait bien faire des blagues de cul, mais disons qu’à l’Utopia, ça se fait pas trop.

 

 

Les autres joyeusetés du covoiturage sont les « voitures de la mort ».

Je t’explique.

 

T’as la voiture de la mort au sens propre. Parce que t’as toujours un ou deux chauffeurs, qui prônent le 160 sur l’autoroute, et à chaque fois que tu montes avec eux tu penses à tes enfants à qui tu vas tellement manquer, et tu te dis qu’après ta mort, ton mari pensera même pas à nettoyer de temps les chambranles de portes (et les portes).

 

Mais tu as aussi les voitures de profs d’ELECTRONIQUE.

Normalement si tu connaissais les profs d’électronique tu tremblerais, tu gémirais telle une bête blessée.

Mais tu ne les connais pas.

Ce sont des aliens.

Ils parlent d’électronique tout le temps. Du départ, jusqu’à l’arrivée. Ils sont systématiquement en retard le soir, si c’est l’un deux qui te ramène. Je suppose que l’an dernier j’ai dû être punie pour quelque chose car je rentrais à 17h avec une voiture pleine de profs d’électronique.

Une fois, j’ai attendu 20 minutes sous la pluie leur arrivée, près de la voiture (une 405 break ancien modèle). Quand ils sont arrivés ils m’ont dit qu’ils attendaient que la pluie se calme avant de traverser la cour.

 

Et donc, ensuite ils parlent d’électronique, mais avant de commencer ils innovent dans le trajet pour sortir de la ville…

Toute l’année (je JURE que c’est vrai, ce sont de grands malades), ils ont essayé plusieurs itinéraires pour éviter les 300 m d’embouteillages qu’il y a  à 17h.

Ils ont essayé de gagner du temps (environ 2 minutes), en contrôlant sur leur CHRONO.

J’ai eu envie de pleurer souvent, car après ça il fallait que j’endure des discours sur l’électronique auxquels je n’entravais rien, et j’avais même pas un complice à qui faire des clins d’œil.

 

Tu as aussi les voitures de VRAIS CASSE -C....
Tu sais, le gars qui est pris en exemple par l’opinion publique.

LE prof, LE vrai, celui que les gens n’aiment pas.

A côté, les autres profs tu as de la tendresse pour eux, même les profs d’électronique, tu vois.

 

Exemple :

      -          X : tiens à la Toussaint, je pars en famille à Paris. On a loué un truc, pas cher. On va visiter TOUT, mais ça revient pas cher parce que j’ai plein de bons plans.

             -  Y (tout admiratif)  : ah dis donc super, alors, quelle chance. Tu pars à toutes les vacances.


       -
   
x:  oui et en plus, on ira à Disney, mais attention hein, pas pour Halloween avec tous les blaireaux, non, nous on y va AVANT et en plus on a les « fastpass » donc on attendra jamais.

 
-
   
Moi : t’es sur que t’attendras pas, même avec les fastpass ? parce que c’est pas aussi simple que ça.


-
     
Bah non, je suis pas un blaireau, je sais me démerder, je l’ai déjà fait.

 

Arrivée au péage : prise du ticket (tiens, le CASSE- C........n’a pas de badge, serait il un blaireau ?)

Au niveau de la bretelle d’accès, petit bouchon.

Le bonhomme commence à pester (c’est aussi un vrai toulousain).

Il attend 46 secondes.

Il passe entre les bornes et repart dans l’autre sens, au péage de sortie.

Fier de lui il dit à Mr Péage : « c’est pour un passage gratuit , y a un bouchon, alors j’attends pas, je ressors de suite  lol méla mdr ».

Mr Péage est pas content : c’est interdit de faire ça, d’ailleurs ça bouchonne déjà plus.

Le casse - c..... lui dit " oui mais moi j’ai quand même attendu 5 minutes » (han)

Il nous laisse partir.

 

Y : (tout compatissant) dit « ah ben il était pas aimable, hein »


X
 : « c’est même pas ça, il est malheureux c’est tout, ce blaireau ce pauvre homme.."


Moi
 : en même temps t’avais pas le droit de faire ça, il va pas te féliciter, et puis vu son boulot de merde, on va pas non plus l’engueuler.


Y
 :ah ben je suis désolée je connais plein de boulot de merde où les gens sont aimables.


Moi 
: par exemple ?


Y
 : ben les caissières.


Moi
 : ……

 

Finalement, une fois dans l’autre sens, le Casse- c...... s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de rond point (faut croire qu’il n’était jamais passé par là avant…le blaireau) , et il a fallu reprendre la route VERS Montauban pour attraper une sortie et repartir sur les 4 voies, reprendre un ticket et se RETAPER le ralentissement dû à quelques travaux (temps d’attente, 2 minutes).

 

Puis on s’est cogné ses bons plans anti – blaireaux : comment il va au ski (je supporte pas cette histoire de ski), pour PAS cher, comment il est heureux, comment ses enfants ils sont heureux, et comment il fait des affaires, et comment il est trop fort (pas pour gagner du temps par contre.)

 

 

Tu vois le covoiturage c’est sympa.

Tu fais des économies d’essence, de péage, d’énergie.

Mais psychologiquement, t’es mort…

 

 

 

 

 

Par Betty - Publié dans : Educ' Nat - Communauté : Le plus beau métier du monde
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Jeudi 15 octobre 2009

«  Heureux les simples d’esprit ».

 

Vivement conseillé par l’ami Nicmo.

Acheté à Leclerc au « centre culturel », en fait commandé car ils ne l’avaient pas.

Ce qui m’a laissé entre temps l’occasion de lire « La forêt des Mânes » de Grangé (très bien, rien à dire) et « Et si c’était niais » de Pascal Fioretto, mais sur celui-ci je reviendrai (oui je REVIENDRAI !!) car j’ai plein de choses fascinantes à dire, j’oserai même ajouter captivantes mais tant d’emphase d’un seul coup c’est trop, on dirait Sarko qui prône l’égalité des chances pour les jeunes…

 

Lu en grande partie chez le coiffeur, parce que ça m’a évité à la fois le bonheur de lire Voici, Closer, et Match, (ça c’est dommage) et les conversations insipides de la coiffeuse (vous avez les cheveux fins / on éclaircit un peu les mèches ? / il fait encore doux pour la saison, non ?)

Je lis vite, j’ai toujours lu très vite, même en primaire j’avais toujours fini avant les autres, si bien que j’avais le temps de relire le texte une seconde fois pour être au même niveau que les autres. Il parait que je lis en diagonale, c’est sûrement vrai.

Bref.

J’en ai donc lu une grande partie puis je l’ai terminé le lendemain.

Je manifeste généralement une certaine m éfiance à l’égard des rebelles de tout poil. Rebelles dans le look, la musique, la vie en général.

Du coup j’ai été servie.

Cara Zina se présente comme une ancienne punkette, fan des Béruriers Noirs qu’elle suivait comme leur ombre, accompagnée par «  la grande », Mme Virginie Despentes.

Donc, punkette, un peu droguée et biérophile comme il se doit, squattant ici et là , amenée de temps en temps au poste, mais ne déshonorant pas sa famille, car jamais condamnée à rien et titulaire d’un bac et d’un diplôme universitaire, qui lui a permis de devenir instit.

C’est un peu ce qui m’a gênée et en même temps satisfaite : elle s’est toujours débrouillée pour assurer ses arrières. Ca me gêne car ça ne colle pas toujours avec les idéaux prônés mais ça me satisfait parce que c’est aussi une preuve d’intelligence.

Ce que je n’ai pas aimé en revanche c’est la légère auto-satisfaction quand elle raconte comment elle a truandé la SNCF pendant des lustres et qu’elle s’excuse auprès de la personne dont elle avait usurpé l’identité. « je m’e’xcuse sincèrement auprès de Mme Truc pour toutes les amendes qu’elle a dû recevoir » ou un truc dans ce goût là. Ca sonne un peu faux, ça me parait un peu brandi comme un trophée, genre j’étais VRAIMENT trop rebelle, non ?

Je n’ai pas vraiment aimé non plus les allusions à Despentes, son amie de toujours . J’avais l’impression qu’elle essayait de légitimer son travail d’écrivain en se référant à ce modèle, et je pense que ce n’était pas du tout nécessaire.

 

Par contre, j’ai beaucoup plus aimé la suite du bouquin : sa vie de femme pas trop heureuse avec les mecs, de mère d’un gamin handicapé, sa rébellion lissée et aplanie, mais toujours présente, même si encore parfois exagérée, comme à la naissance de son fils, à l’hôpital, quand elle et ses amis jouaient la mélodie du bonheur malgré le handicap du môme, avec musique et bonne humeur, car elle refuse de vivre sa différence comme un obstacle au développement du gosse.

J’ai trouvé sympa et plus réaliste ses illusions sur l’amour, sa vie de mère célibataire, sa vie d’instit  un peu décalée mais  largement à la hauteur.

J’ai pris du plaisir à lire ce bouquin, notamment parce que c’est bien écrit, c’est nerveux et plein d’humour, et qu’elle n’a pas besoin de sentir petite par rapport à « la grande ». C’est sans doute pour ça que je l’ai lu si vite (quand c’est indigeste ça traine longtemps sur ma table de  nuit…)

 

Je vais lire King Kong Théorie de Despentes aussi.

Mais en attendant je me suis replongée dans un King, que , assez étonnamment, je n’ai pas lu : « l’histoire de Lisey »

 

Allez bisous, les aminches.

 

Par Betty - Publié dans : Philippe D - Communauté : Humour de tout genre
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Mercredi 14 octobre 2009
(ouh la vilaine).

Bon je ne suis pas une pro de la critique politique, il faut bien avoir un défaut et je n'ai que celui là.
Mes qualités éclipsent largement mon inaptitude à être drôle quand il s'agit de politique, et en particulier ce gouvernement, j'arrive pas à rire, j'ai les lèvres gercées...

Mais là, bon j'ai un truc à dire.
Deux en fait.

D'abord l'autre Anluqué (vanne nulle pour parler de LUC Chatel) a proposé sa réforme du lycée.
Non mais figure toi qu'elle est vachement bien!
Vraiment bien!!!
Les élèves qui se seront plantés d'orientation pouront en cours d'année changer de filière (ça va pas DU TOUT être le bordel dans les lycées, je vois des proviseurs qui préparent leur capsule de cyanure, à l'ancienne).
Ils auront deux heures de soutien (c'est super pour eux) (mais on reste à moyens constants, pas d'heures supplémentaires , je propose qu'on supprime la philo ou l'EPS).
Et on va améliorer la section littéraire qui désormais ne sera plus le nid d'anarcho-babos qui finissent tous profs Camif, mais une section à DEBOUCHES au même titre que les sections scientifiques.

Donc tout ça c'est vachement bien (irréalisable mais bien).
Surtout pour les élèves.
ils vont être contents puisqu'on les caresse dans le sens du poil.
Ils vont pas se mettre en grève ni incendier les inspections académiques.
(je suis un peu déçue d'ailleurs, j'avais calculé qu'entre mes classes en stage et les grèves,  j'avais quasiment fini l'année).

On est contents on sourit pour la photo.

L'autre truc dont je voulais t'entretenir, c'est la nomination  de Jean- Sarko II à la présidence de La Défense.
Bon il a 23 ans mais ça c'est pas gênant.
Il doit avoir des compétences.
Et paf qu'apprends - je? Il a pas encore validé toutes ses UV de licence de droit...
Ah c'est bête vous avouerez.
Il a pas de diplôme en somme.
J'ai entendu un député PS parler de république bananière. On est pas loin du compte non?

Il me semble que si j'étais fils de président (lol) JUSTEMENT j'aurais la décence de ne pas penser un seul instant à briguer ce genre de poste.
Mais ce genre d'attitude est elle l'apanage de valeurs désuètes?
Faut croire.

Non puis sans déconner, il a coupé ses tifs, mis des lunettes pour faire genre sérieux mais as tu bien regardé sa tête de gland? Imagine une assemblée de jeunes UMP tous sur le même modèle! ça fait drôlement flipper moi je trouve.

Par Betty - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 13 octobre 2009
Ah dites donc les gens, hier soir j'ai regardé une série policière sur Canal.

Je sais bien ce que tu penses, figure toi.

Tu penses Julie Lescaut, Navarro, Maigret, ou même Une femme d'Honneur avec Corinne Touzet (mais on n'est pas invités).
Peut être même que tu penses Joséphine ange gardien mais si c'est le cas alors je peux rien pour toi.

Figure toi que si on balançait la femme d'honneur au milieu de tous cces flics pas trop catholiques, la Corinne, elle nous ferait une attaque.

Elle supporterait pas, c'est bien simple, son brushing partirait en queues de rat, et son uniforme la serrerait un peu aux entournures.


Oui, j'arrive, je t'explique (t'es drôlement impatient desfois.)

Alors déjà, l'une des têtes d'affiche c'est Jean Hugues Anglade. Je sais bien que ma copine Corse Elle, elle saura que c'est une raison suffisante pour regarder.

Puis il y a Nicolas Duvauchelle aussi.
Et d'autres mais je sais pas comment ils s'appellent (et oui).

C'est réalisé par Olivier Marchal.



Alors c'est une brigade de flics pas trop classiques.
Le Nicolas est cocainomane.
Anglade ressemble à Renaud, on le reconnait à peine sous sa barbe, ses traits tirés et ses rides (heureusement sa voix est intacte, on s'attend à ce qu'il me dise "c'est le vent Betty").
Tous les personnages de cette bande sont écorchés par la vie, tout abimés, les gars (et la fille).

C'est nerveux, sombre, violent parfois.
Ah ça nous change de Julie et Mouss Diouf, je t'assure.
Pas de paperasseries.
Que du terrain, des interrogatoires musclés (doux euphémisme), un flic qui tombe pour violence sur gardé à vue (il a pas supporté que ce soit un violeur et un assassin de femme enceinte), mais qui subit ensuite l'enquête de l'IGS qui l'accuse aussi de sévices sexuels. Alors suicide, famille discréditée et collègues qui tentent de lui rendre sa dignité (en vrai il était pas si méchant).

Et les méthodes, je t'assure, sont pas tout à fait habituelles puisqu'il y a meurtre de l'accusé, par la fameuse brigade. Meurtre "accidentel" certes mais meurtre camouflé, et étouffé malgré les états d'âme de la fliquette (qui a tout sauf l'air de Mme Touzet, vraiment).

A un moment j'ai même détourné mes yeux sensibles, quand pour faire parler le violeur ils enfoncent leurs pouces dans son oeil déjà blessé...
(je sais je suis sensible) (ah non en fait) (si, un peu) (mais pas trop tout de même)
Désolée pour ce monologue intérieur mais parfois je vérifie certains trucs avec moi même pour être sûre.
Mon psy dit que c'est une maladie.
Qu'est ce que tu dis Betty?
Rien.
Ah ok.

Bref.
Il y a même quelques répliques très drôles.
De l'humour pince sans rire comme j'aime.

Je crois que je suis accro, déjà.
Vivement lundi (on retrouve tous ses amis) (tu te rappelles de cette série?)

Corinne, range ton uniforme t'es qu'une grosse cruche.
Même sans d'ailleurs.
Parfois la Télé française nous réserve de bonnes surprises.
(je parle pas pour toi, Corinne, je te dis).





Par Betty - Publié dans : Télé - Communauté : Humour de tout genre
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