Billet d'humeur

Vendredi 27 novembre 2009
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon blog.

Happy birthday petit blogounet.

Donc c'est l'heure de dresser un bilan non?

Si.

Mon premier article n'a plus grand chose à voir avec ce qui est venu plus tard.
Je croyais sincèrement que j'allais créer un blog en l'honneur de Philippe Djian, mais quand bien même serait il le plus grand écrivain français (il l'est, en plus), je n'ai jamais trouvé de quoi parler de lui dans chaque article.

Alors peu à peu je me suis mise à parler d'autre chose :de mon boulot (et visiblement mes lecteurs aiment), de mes gosses, de ma vie tout court.

, apparemment, je vous ai fait rire avec la rentrée 2009.

Ici, je vous ai touchés quand j'ai parlé de mon grand-père, l'homme de ma vie d'avant.

Ailleurs, je vous ai parlé de mes lectures et j'ai même eu le commentaire de l'écrivaine que j'ai "critiquée".

Et surtout, je voudrais m'adresser à mes lecteurs.

(sans déconner on dirait une remise de César, voilà que je me mets à remercier les gens).

Mes premiers lecteurs sont des amis : Marc et Alex.
Ils me sont restés fidèles, je crois.

Un de mes 1ers commentaires est celui de Bellelurette, qui je crois est aussi une lectrice de Chou.

J'ai aussi rencontré
K, qui a raccroché, mais avec qui j'ai traversé des moments particuliers.
J'espère qu'il va mieux, j'espère qu'il va bien.

Puis il y a  eu Tazounette, (alias Zie)  à peu près au même moment.
Nous nous sommes beaucoup lues mutuellement. Je l'ai vue souffrir, évoluer, progresser, et approcher une jolie guérison.
C'est quelqu'un de très spécial pour moi même si nous ne nous connaissons pas.

Ensuite, sont arrivés Nanou, puis Nicmo, Chou, Chandelin, Elle, Macaron, BBK-mel, Ennairam, Domi, et quelques autres.

Tous des personnes que j'aime lire, en général pour des raisons qui se recoupent : ils sont férocement drôles, intelligents, caustiques, parfois cyniques.

Je les aime tous beaucoup, je les lis avec plaisir.

Je n'aurais jamais pensé que l'on pouvait avoir une vraie vie virtuelle, mais j'en ai une qui a beaucoup d'importance, finalement.

J'ai de la tendresse, de la sympathie, de l'admiration pour eux, parce qu'ils sont tellement forts parfois qu'ils me coupent le souffle.



Maintenant ça va bien.
Je te raconterai comment se passe VRAIMENT une heure de cours, et on verra si tu fais toujours le malin, on verra si tu te gausses, hein.
Et puis on parlera un peu AMOUR.
Oui, oui, amour. Accroche toi.




Désolée mais je ne mets pas tous les liens, ils sont à droite pour la plupart...
Par Betty
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Samedi 14 novembre 2009

Reçois-je l’autre jour par sms.

 

Un peu sibyllin pour le non initié, je le concède.

 

En fait j’avais une passionnante conversation smsesque avec une prof de lettres fort gironde dont j’ai parlé ici

 

Je lui narrais avec force détails la nouvelle maladie mortelle dont je souffrais alors (les os) (en fait, vraisemblablement une tendinite au genou PLUS une rotule un peu poucrave) (rassure toi ça va mieux depuis que le doc a dit le nom de ce que j’avais, j’ai mal aux mâchoires désormais).

 

Elle me disait donc qu’elle souffrait également de je ne sais plus quoi.

Je lui disais alors que nous étions foutues.

Elle m’a alors lancé : « c’est pas grave on est des filles bien (elle a raison), on va aller au paradis ».

Venait alors un point.

Et la fin du sms « fais ton brushing ».

 

Ca m’a interpellée tellement fort que je me suis retournée pour voir s’il y avait quelqu’un derrière.

Mais comme j’étais dans ma cuisine qui est toute petite et que j’aurais senti une présence (je suis médium en plus d’être conne) et surtout, comme c’est une expression, il n’y avait personne à part ma machine à pain dont je ne me sers plus trop souvent vu qu’il faut 3 heures et demi pour faire le pain et que le week end je me lève toujours trop tard, ou alors faudrait qu’on mange vers 14h, et à la rigueur, bon, pourquoi pas (mais je crois que j’ai plus de levure boulangère, fais moi penser à passer à Inter).

 

Je me suis donc fait la remarque suivante, qui est d’une perspicacité étonnante pour voir que je n’ai que 129 de QI.

 

« putain on dirait bien que tout le monde se fout de ma gueule avec ça, que tout le monde SAIT à quel point ma vie capillaire est compliquée. ».

 

Et c’est alors que je dois faire un flash back vers quand j’avais environ 8 ans.

 

................................................................................................................................................

 

J’ai 8 ou 9  ans.

Je suis élevée par mes grand parents, et ma grand – mère, Maria, décrète abruptement que ma tignasse est constituée de « queues de rat ».J’étais alors une petite fille extrêmement jolie et déjà modeste, aux cheveux longs et fins, blonds vénitien.

C’est joli le blond vénitien, mais pour t’expliquer à quoi ça ressemble vraiment, je peux pas, j’ai pas de nuancier Régécolor sous les yeux.


A cette époque, j’avais décidé que je serais coiffeuse, car j’adorais accompagner Maria chez sa coiffeuse et tripoter les bouteilles, les onguents et autre machins dont s’enduisent les gens sérieux.

Finalement j’ai changé d’avis, heureusement, car sinon je m’appelerio Josy et j’aurais une French manucure affreuse et les cheveux de plusieurs couleurs, et mon salon s’intitulerait « Capil ‘ hair » ou je ne sais quelle connerie.

 

Ou pire, je m’appelerai Gérald et je ferai des UV entre deux séances de mèches à quelque pouf blonde.

 

Bref.

 

Donc Maria a décidé que mes tifs étaient trop raides et fins.

Elle a décidé que je ferai une « permanente ».

A 8 ou 9 ans.

 

Ca a donné un résultat fort mitigé. Par contre, les conséquences furent catastrophiques surtout à long terme.

 

A l’adolescence, alors que je trainais avec quelques copains de la cité, dès qu’une goutte s’avisait de choir sur ma tête, je partais à l’abri pour ne pas FRISER.

Déjà, ça faisait rire tout le monde et me mortifiait terriblement.

 

Je suis absolument convaincue, quoiqu’on puisse me dire, que cette permanente a ENCORE des effets sur moi. Qu’on me prouve par A + B le contraire, mais franchement, je suis SURE de moi.

 

J’ai donc progressivement compris que pour avoir une coiffure à peu près normale, je n’avais d’autre choix que le BRUSHING.

 

Le brushing, tu le sais, est la torture qui consiste à tirer avec une brosse sur des mèches de cheveux pour les lisser et avoir un aspect relativement normal.

 

Donc, pour moi le shampoing est un cauchemar car il est synonyme de galère pendant 20 minutes au moins après la sortie de la douche.

 

Et comme, bien que tu ne sois guère futé, tu te demandes ce qui se passe si je ne le fais pas, et bien sache que en fait, je ne ressemble à rien de répertorié, même dans le règne animal.

En fait, mes tifs derrière, sur la nuque, sont vaguement bouclés. Et le reste, après un séchage « naturel » est à la fois raide ET frisotté.  Mais frisotté crépu, tu vois.

C’est aussi ce qui se passe si je prends la flotte.

Je FRISOTTE.


 

Donc j’ai toujours avec moi, pendant l’hiver, un béret, au cas où je n’aurais pas pris de parapluie (l’idéal étant d’avoir les deux, car il faut savoir qu’un vent par temps humide a à peu prés les mêmes effets sur ma tignasse).

 

Par conséquent, les gens voient bien que je suis toujours en train de trafiquer quand il bruine un peu. (quand il pleut à verse, je ne suis pas dessous, tu t’en doutes).

 

Alors j’explique : Maria, 8 ans, permanente, frisottis.

 

Ainsi, il y a TOUJOURS quelqu’un pour me balancer un truc la dessus.

Même des collègues masculins dont on sait, bien sûr, à quel point ce genre de détail leur passe au dessus du ciboulot.

 

Ou une copine moqueuse.

 

Personne ne se rend compte, pourtant, comme c’est ATROCE à vivre hein.

L’angoisse perpétuelle du nuage, le hoquet d’inquiétude quand le vent se lève, les palpitations quand je sens la première goutte.

 

Finalement je me demande s’il n’aurait pas mieux valu que je m’appelle Gérald.

Non ? Si ? Non ? Si ?

 

Et toi, c’est quoi le truc couillon que personne n’ignore ?

Par Betty
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Jeudi 12 novembre 2009
Quand je n'ai plus rien à lire, et c'est le cas, j'ai fini l'histoire de Lisey (déroutant), je suis triste.

Quand je suis triste j'attrape un Desproges.

Car heureusement on peut rire plusieurs fois d'un bon mot de Desproges.

Alors, voilà ce qu'il dit de l'ennemi (j'en pleurerais presque tellement c'est bon).

" L'ennemi est bête: il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui! J'en ris encore!

L'ennemi a des oreilles.

L'ennemi n'est pas contagieux.
D'accord mais il est héréditaire.

L'ennemi est sournois : quelquefois l'ennemi est dans l'escalier, pour faire croire que c'est la concierge, qui revient de suite.

L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut pas s'y tromper car, tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos portes.

L'ennemi ne sait pas se tenir dans le monde. Quand on invite l'ennemi à la campagne, il égorge nos filles et nos compagnes jusque dans nos bras.

                                                  ( Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis.)



Je me demande ce qu'il dirait de notre président? Pas vous?





PS : c'est pas parce que j'ai rien à dire que je poste des extraits de Desproges, je le vénère, en toute simplicité.
         D'ailleurs, fais moi penser à te parler d'un truc ébouriffant : mon brushing, qui à lui seul mériterait une catégorie.

 
Par Betty
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Mardi 10 novembre 2009
En écho à l'article de Nicmo à propos de la St Glinglin je vous propose la saine lecture d'un jugement rendu il y a quelques années.



TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-ÉTIENNE
28 NOVEMBRE 2000

Attendu que la loi du 6 juillet 1989, dans son article 7 b, oblige le locataire à «user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location» ;
Qu'au surplus, le contrat de bail signé par les parties le 29 mars 1993 prévoit expressément que le locataire devra «jouir des locaux en bon père de famille» ;
Attendu qu'il résulte des attestations produites que Mlle B. fait monter chez elle des dizaines d'hommes par jour ;
Qu'elle pousse des hurlements de jouissance accompagnés de mots obscènes à toute heure du jour et de la nuit ;
Que les voisins sont réveillés par ses manifestations de plaisir en pleine nuit ;
Que son voisin du dessus est obligé de marteler le sol à coups de poing pour calmer ses ardeurs ;
Que, toujours en pleine nuit, des hommes s'excitent sur leur klaxon et sa porte d'entrée pour l'appeler ;
Que certains se trompent de porte et sonnent aux portes d'à côté ;
Que Mlle B. se promène sur son balcon en string pour racoler maris, femmes, enfants avec explication de ce qu'elle veut faire ;
Qu'elle a crevé les quatre pneus de la voiture d'un attestant sous prétexte que celui-ci avait refusé ses avances ;
Qu'il lui est arrivé d'enfermer un homme sur son balcon , lequel a été obligé d'escalader le balcon du voisin pour sortir ;
Qu'elle jette ses préservatifs usagés par la fenêtre ;
Qu'elle traite ses voisines de «vieilles putes» ;
Que, le 19 juillet 2000, deux hommes se sont battus dans la rue devant chez elle alors que, du haut de son balcon , s'adressant à l'un d'eux, elle disait «Vas-y, mon chéri, tue-le» ;
Que, selon un attestant, Mlle B. «s'est fait une spécialité dans l'explosion sonore lors de ses quotidiens et nombreux ébats amoureux» ;
Attendu qu'il résulte de ce qui précède que la jouissance de Mlle B. est une jouissance bruyante, gênante et préjudiciable aux autres occupants de l'immeuble ;
Que Mlle B. ne satisfait donc pas à son obligation de jouissance paisible des lieux loués, et ce malgré la sommation de jouir des locaux en bon père de famille que lui a délivrée Me Berger le 17 janvier 2000 ;
Que compte tenu de la gravité des débordements de cette locataire il y a lieu de prononcer la résiliation du bail liant les parties, et d'ordonner l'expulsion de Mlle B.;
Attendu qu'il convient de fixer l'indemnité d'occupation au montant du loyer et des charges qui aurait été payé par la partie défenderesse si le bail n'avait pas été résilié ;
Attendu qu'il est équitable d'accorder à la S.A. Cité Nouvelle la somme de 2.000 F au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a dû exposer pour faire valoir ses droits ;
Et attendu qu'il convient, compte tenu de la gravité et des manquements reprochés à Mlle B., de prononcer l'exécution provisoire de ce jugement ;
Par ces motifs :
Le Tribunal,
Prononce la résiliation du bail liant les parties.
Ordonne l'expulsion de la locataire et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges jusqu'à son départ effectif des lieux.
Ordonne l'exécution provisoire des dispositions ci-dessus.
Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle, la somme de deux mille francs (2.000 F) au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile.
Rejette le surplus de la demande.
Condamne Mlle B. aux entiers dépens de l'instance, qui comprendront le coût de la sommation de se conformer délivrée par Me Berger le 17 janvier 2000.
Ainsi jugé et prononcé les jour mois et an que dessus.
Me Chevalier, av.


Bon.

D'abord Melle B "fait monter des dizaines d'hommes par jour".
Dis donc, elle a drôlement la santé. Et en plus, elle "pousse des hurlements et des mots obscènes".
Sincèrement, elle est marrante.

Elle" racole( en string)  maris, femmes et enfants avec explication de ce qu'elle veut faire". Là je perplexe.

Elle propose à un ses Jules d'assassiner l'autre. C'est amusant, non? Ca passe le temps agréablement? Non?

Visiblement elle n'a pas"  joui des locaux en bon père de famille" c'est à dire silencieusement, paisiblement, à la papa quoi.

Elle crève les pneus de ceux qui refusent ses avances.
Moi, elle me plait de plus en plus, Melle B.

Et  cerise sur le gateau, elle traite ses voisines de "vieilles putes".
AH je l'adore, comme ça doit être jouissif, ça aussi.

Conclusion, Melle B est allée jouir ailleurs, et elle a bien raison.





Par Betty
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Dimanche 8 novembre 2009
the world in my eyes my fridge.

(Merci bien Chou...)





Une ordonnance, des tickets de ce que je dois à ma maraîchère préférée, des cartes postales, un billet d'entrée d'un site égyptien -où- que -j'ai- jamais- foutu- les -pieds -bordel, un chèque en blanc de mes parents pour acheter un assortiment de couteaux de cuisine, que je veux impérativment en bambou et inox, faut pas déconner non plus...et qui contitueront mon cadeau de Noel...etdes conneries diverses collées par les deux gnomes.


Et si vous êtes un peu malins, vous me ferez penser à l'huile d'olive et au sucre.


MERCI.
Par Betty
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Samedi 24 octobre 2009

     « Ma petite biche,

 

(oui c ‘est ainsi que ma mère m’appelle, car j’ai le flanc palpitant, l’oreille frémissante, et l’œil inquiet mais vif).

 

 

Je te faxe la lettre de la CGRDTY, et du STPMDR, ainsi que de l’ALGECO.

Je ne comprends pas trop, alors tu pourras regarder et téléphoner, puis tu m’expliqueras.

 

Merci ma chérie.

Bises à tous les 4.

 

Papa et maman. »

 

C’est le genre de fax que reçoit une « fille de sourd ».

En général la fille de sourd soupire puis lit les différents courriers, hoche la tête, ne comprend rien à ces histoires de retraite ou autre, hoche la tête, téléphone, ne comprend toujours rien, et finit par dire à sa mère « c’est bon j’ai téléphoné, rien d’important ».

Desfois c’est important alors la fille de sourd passe l’après midi au téléphone, puis à faxer à sa mère pour lui dire « cherche tel papier », la mère ne comprend pas de quoi il s’agit, la fille de sourd qui est à 200 kms casse des assiettes, hoche la tête et recasse des assiettes, au lieu de corriger les 12 000 copies de ses génies en herbe.

 

Mais y a plein d’autres aventures possibles !

T’en veux quelques unes ? Oui ?

 

Bon, je suis gentille, hein, alors ok.

 

Tu as aussi Fille de sourd chez le médecin avec son père (pas le père du médecin hein) pour faire le point sur son diabète (celui du père) (de Fille de sourd).

 

 

-          Bonjour Docteur.

 

-          Bonjour Madame, Bonjour Monsieur , comment allez vous (le doc parle subitement plus fort et articule à outrance).

 

Réponse du père, regard du doc vers Fille de Sourd, qui traduit.

 

-          Bon c’est très bien, tout ça, voyons votre carnet de contrôle de glycémie.

 

-          ……………………

 

-          Ah je vois que vous n’êtes pas très bien stabilisé, on va voir ça,  venez Monsieur, je vous prends la tension, je vous pèse et je contrôle votre taux.

 

Salle d’examen attenante, Fille de sourd reste sur le fauteuil.

Le doc parle au père.

Le père a pas compris, Fille de sourd se lève, traduit, se rassoit.

Le père répond.

Le doc crie : « qu’est ce qu’il a dit ? »

Fille de sourd qui a compris depuis son fauteuil, traduit.

 

Retour devant le bureau.

 

- Monsieur, je pense qu’il va falloir changer de traitement, celui-ci ne suffit plus, il a été efficace pendant 10 ans, mais là, on augmente un peu, donc je vous change de molécule, blablabla………………………

 

Regard perplexe du père.

Traduction de la fille.

Renfrognage du père.

Ré-explication de la fille.

Re- renfrognage du père.

 

Fin de l’épisode.

 

Dans l’ascenseur, on reformule, on réexplique.

Le père est drapé dans sa dignité, ne jette pas un regard à sa fille, il a horreur des médicaments, et encore plus d’en changer parce que sa maladie s’aggrave.

 

La fille monte dans la voiture.

Hoche la tête.

Rentre et explique à la mère, qui comprend de suite, et qui intervient auprès du bourru (ou de la bourrique, au choix.)

La bourrique fera la gueule 2 jours et se fera à l’idée, surtout après que sa fille lui a dit « tu préfères que ton diabète s’aggrave et qu’on te coupe une guibolle, dis voir, TU PREFERES ? ».

 

 

Tu as aussi Fille de Sourd et  la famille.

 

Quand Fille de Sourd a eu l’âge de s’exprimer intelligiblement et de comprendre ce qu’on lui disait, les parents lui ont demandé de TELEPHONER à la famille (ou à de parfaits inconnus, aussi), bien qu’elle fut alors une très grande timide.

Fille de Sourd avait, disons, 8 ans.

 

Mère : tu vas téléphoner à ta tante Germaine, pour lui dire qu’on passera la voir dimanche prochain, on portera un gâteau (sous entendu, si elle nous invite à bouffer, c’est d’accord)

 

Fille : je sais pas qui c’est, moi, je la connais pas.

 

Mère : mais si c’est ta tante, la sœur de Mamie, elle habite là bas (dans le fin fond de la  Corrèze)

 

Fille (dans sa tête) : ah oui la vieille qui pique…

                  «  allo, c’est Betty la fille de G et L. Maman demande si on peut venir la semaine prochaine »

-          la vieille : oh ma petite Betty comment ça va ? Et papa ? et Maman ? et papi etc….

      -          Oui, ça va.

-          Oh ben moi dis donc j’ai de l’arthrose, de l’arthrite, des rhumatismes, de l’emphysème, du poil au menton, j’y vois plus dans les coins…. »

 

(Après on s’étonne que je sois devenu hypocondriaque, ah, ça, on s’étonne).

 

 

Autant dire que téléphoner à des gens que je ne connaissais pas ou que je voyais deux fois l’an était un véritable cauchemar, et ça les parents n’arrivaient pas à comprendre pourquoi...

 

Tu as aussi Fille de sourd et les connards.

 

Le connard est une espèce extrêmement répandu, toi aussi je suis sure que tu en connais.

Si, si réfléchis, parmi tes voisins, tes collègues, et même tes amis (tu fais genre, mais tu es bien conscient qu’en fait d’amis ce sont plutôt des connards en puissance).

 

Un exemple.

Fille de sourd doit téléphoner (pour changer) à une administration, une banque, un artisan, ou la boucherie.

 

           « Allo, dit Fille de sourd, bonjour (car elle est bien élevée), je suis la fille de Mr et Mme      Truc.

Je vous appelle parce qu’il semblerait qu’il y ait un souci au niveau de leur comptes, leur avis d’imposition, la facture de travaux, le steak de ce midi (rayer la mention inutile).

 

-          Ah bon ? ça m’étonnerait ça.

 

-          Ah peut être que ça vous étonne mais c’est bien vrai pourtant.

 

 

-          Ah oui, on va voir ça ...

 

Fille de sourd prend un peu de Rescue.

 

-          Vous dites que vous êtes Madame ?

 

-          Mme Machin, la fille de Mr et Mme Truc.

 

 

-          Ah, et c’est vous qui appelez pour leur problème ?

 

-          Ben oui.

 

 

-          Et ils peuvent pas le faire eux ?

 

-          Ben non

 

 (Fille de sourd jette le Rescue qui s’explose par terre et attrape les gants de boxe).

 

-          Je suis désolé(e)  mais je ne vois pas pourquoi je répondrais à leur fille et pas à eux-mêmes.

 

Fille de sourd sourit de son sourire de psychopathe qui va lui défoncer sa...euh pardon.

 

-          Ah vous êtes désolé (e), non mais ne le soyez pas, c’est vraiment pas la peine, ce que je vous propose c’est de leur offrir un billet pour Lourdes, parce qu’à moins d’un miracle ils ne vous appelleront jamais en personne, ils sont sourds, CONNARD (SSE), hein, alors OK, je veux bien qu’ils aillent à Lourdes, et à leur retour on en reparle D’ACCORD ????

 

-          ...............................................................

 

 

-          Je vous disais donc qu’il y a un petit souci avec leur ......

 

 

The End.

 

Les parents de Fille de sourd attendent que la conversation soit finie.

Ils veulent savoir si c’est bon, c’est réglé, si la madame elle était gentille, si elle a résolu le souci.

Bah oui hein pas de problèmes.

 

Le seul problème que je vois, c’est celui là.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Betty
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Mercredi 14 octobre 2009
(ouh la vilaine).

Bon je ne suis pas une pro de la critique politique, il faut bien avoir un défaut et je n'ai que celui là.
Mes qualités éclipsent largement mon inaptitude à être drôle quand il s'agit de politique, et en particulier ce gouvernement, j'arrive pas à rire, j'ai les lèvres gercées...

Mais là, bon j'ai un truc à dire.
Deux en fait.

D'abord l'autre Anluqué (vanne nulle pour parler de LUC Chatel) a proposé sa réforme du lycée.
Non mais figure toi qu'elle est vachement bien!
Vraiment bien!!!
Les élèves qui se seront plantés d'orientation pouront en cours d'année changer de filière (ça va pas DU TOUT être le bordel dans les lycées, je vois des proviseurs qui préparent leur capsule de cyanure, à l'ancienne).
Ils auront deux heures de soutien (c'est super pour eux) (mais on reste à moyens constants, pas d'heures supplémentaires , je propose qu'on supprime la philo ou l'EPS).
Et on va améliorer la section littéraire qui désormais ne sera plus le nid d'anarcho-babos qui finissent tous profs Camif, mais une section à DEBOUCHES au même titre que les sections scientifiques.

Donc tout ça c'est vachement bien (irréalisable mais bien).
Surtout pour les élèves.
ils vont être contents puisqu'on les caresse dans le sens du poil.
Ils vont pas se mettre en grève ni incendier les inspections académiques.
(je suis un peu déçue d'ailleurs, j'avais calculé qu'entre mes classes en stage et les grèves,  j'avais quasiment fini l'année).

On est contents on sourit pour la photo.

L'autre truc dont je voulais t'entretenir, c'est la nomination  de Jean- Sarko II à la présidence de La Défense.
Bon il a 23 ans mais ça c'est pas gênant.
Il doit avoir des compétences.
Et paf qu'apprends - je? Il a pas encore validé toutes ses UV de licence de droit...
Ah c'est bête vous avouerez.
Il a pas de diplôme en somme.
J'ai entendu un député PS parler de république bananière. On est pas loin du compte non?

Il me semble que si j'étais fils de président (lol) JUSTEMENT j'aurais la décence de ne pas penser un seul instant à briguer ce genre de poste.
Mais ce genre d'attitude est elle l'apanage de valeurs désuètes?
Faut croire.

Non puis sans déconner, il a coupé ses tifs, mis des lunettes pour faire genre sérieux mais as tu bien regardé sa tête de gland? Imagine une assemblée de jeunes UMP tous sur le même modèle! ça fait drôlement flipper moi je trouve.

Par Betty
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Vendredi 25 septembre 2009
Ces jours ci je me pose des questions existentielles.

Mais vraiment, quoi.

Je me pose des questions sur MON COUPLE, en fait.

Ouais.

Je me dis, c'est bien beau mais est ce qu'on est un couple glamour?

En fait d'existentiel tu constateras, les amis, que ça reste pas bien compliqué mais bon sang ne saurait mentir, tant  va la cruche et pierre qui roule, tu sais depuis longtemps, sacripan, que mes pensées suivent de tortueux chemins et que mes doigts me font écrire n'importe quoi, notamment des proverbes improbables.

Donc.

Suis je un couple glamour? Et même, suis je une famille glamour?

Pour ce faire, je ne vois d'autre alternative que de nous comparer à un autre couple, ou une autre famille.
C'est le mieux.

Prenons donc la famille D. sise quelque part dans le monde, résidente du monde, quoi, à l'instar de notre Manu Chao international, qui, s'il est bien gentil, s'en met quand même plein les fouilles, et je sais même pas s'il déclare tout (le coquinou).








Voici une photo de la famille D.



















Prenons moi (oh oui), que nous appellerons Vanessa, et mon namoureux que nous appellerons Johnny, pour respecter notre anonymat.

Ne voici pas une photo de nous.

Alors.

Vous noterez le pantalon déchiré du père de famille qué s'apelerio Jean Jacques, par commodité.

Vous noterez le jean informe de la mère de famille    "                "       Guylaine "       "
 
(c'est gonflé, non, les guillemets, pour pas répéter? Non?)
Si.

Vous constaterez l'absence de maquillage de Guylaine et son cheveu attaché à l'arrache.

Vous ne manquerez pas d'ironiser sur le mauvais goût dont elle fait preuve en ayant deux enfants tout blonds dont une fille ressemblant fortement à une star de l'Ecole des Fans.

Voici une autre photo de ce moche couple.





Vous observerez que la tenue des parents semble violemment traumatiser cet enfant, qui coule un regard en biais pour trouver une solution de repli ("laisse tomber le galurin et les binocles à Jean Jacques", voilà ce qu'il pense le gosse).

Parfois Guylaine et Jean Jacques font un effort quand ils vont au Méga CGR : look:




Oui bon tu vas me dire, qué un effort?
Je dois dire que tu n'as pas tort : Jean Jacques a pas refait les mèches, et Guylaine, et bé, euh, bon, rien.

On est d'accord, où qu'il est le glamour, hein?

Et puis, attention, hein, les D., comment ils s'organisent eux, pour emmener les gosses aux ZACTIVITES? (si t'es un bon parent, tu fais faire des zactivités à tes gosses avec le sourire, et le porte feuille extensible, si t'es un parent, tu fais faire les zactivités en tirant la gueule et en râlant copieusement).
Moi, je suis sûre que les D, ils sont même pas des vrais BONS PARENTS.

Aussi, je me demande, lequel des deux va à Inter?
Qui passe à la boucherie?
Est ce que Jean Jacques a des flatulences?
Est ce que Guylaine a des soucis d'épilation?

MAIS BIEN SUR!!!

(D'ailleurs c'est Jean Jacques qui va à Inter. Par contre il achète jamais les premiers prix, il le sent pas.)

Maintenant passons au couple Vanessa + Johnny.
(Nous autres, andouilles).

Johnny ne met jamais de pantalon déchiré; il craint le courant d'air genouesque.
Moi même, je ne porte que de divins vêtements très 30' (thirties) (années trente, prend pas cet air matois) et je ne sors jamais sans un brushing parfaitement réalisé (ceux qui me connaissent savent combien je suis capillotractée).

Nous n'avons pas eu la détestable idée de faire des enfants blonds et surtout une fille qui ressemble autant à sa mère. Quel mauvais goût! Quelle indécence, et puis c'est tellement surfait les filles, nan mais oui quoi (aucun commentaire sur la joie d'avoir des filles MERCI, ceci est un avertissement, les conséquences d'une désobéissance pourraient être une ire inextinguible telle la soif de Borloo ).

Nous emmenons notre progéniture aux zactivités avec grâce et plaisir, et conversons aimablement avec les autres parents (au lieu d'avoir envie de leur foutre notre pied au cul).

Nous n'allons ni à la boucherie ni à Inter, c''est eux qui viennent à nous.

Nous ne sommes qu'élégance, classe, regards amoureux.

Johnny ne regarde jamais le rugby, à la place il m'écoute entonner quelque mélodie.

Je crois que c'est vite vu.
Nous sommes glamourissimes.

Je vais même te dire, je me demande pourquoi je me suis posée des questions.
C'est si simple.
Par Betty
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Samedi 19 septembre 2009
                                                  

C'est pour ça que je n'ai pas le temps de poster. (ni de commenter mais je reviendrai, moi aussi, à l'instar du Sphinx qui renait de ses cendres...ah non, c'est le Phénix...hahahahaha comme quoi les profs de français qui ont le mal de mer sur un rameur de salle de sports ne sont pas toujours aidés hein. Non?)

Ils sont arrivés par paquets de 12, les Lucas, Florian, Jérémy, Nathan ou Valentin.
On trouve aussi de la Manon,  Marine, ou Sarah.

Et si t'hésites encore pour le prénom de tes futurs gosses, voici ce que que tu peux désormais éliminer d'office:

Brian, Brandon, Lucien, Marvin, Sindy (oui oui), et Dylan.
Enfin tu fais comme tu veux.

Sache aussi que cette année on innove dans les nationalités : de l'albanais, et du roumain qui parle qu'anglais, mais l'anglais roumain. (j'me comprends).

Voilà pour aujourd'hui.
De la note brève mais percutante, non?
Parce que quand même, j'ai noté que personne ne s'inquiétait de savoir si j'allais bien.
En plus je suis enhumée.
Et je tousse.

C'est pas marrant, et tu penses même pas à moi.
Vilain (e) (s) (es).

Bon anniversaire Flo (message personnel) (les esprits chagrins, n'oubliez pas - don't forget- que je suis chez moi).
Par Betty
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Vendredi 11 septembre 2009

Comment as tu pu me faire ça?


Comment as tu pu me confondre avec une autre qui porte le même grâcieux prénom que moi?

Comment as tu pu lui envoyer un mail la félicitant (encore heureux) pour sa plume acérée mais néammoins efficace?

                                                          COMMENT?

Mon coeur saigne, tu sais.

Tu devras, par quelque moyen que ce soit, expier ce péché.

Je serai magnanime et ne te demanderai pas de payer de ton sang cet irrémédiable outrage.

Non.

A la rigueur tu peux te mettre un cilice à la cuisse, et même ailleurs si tes dimensions le permettent (mouhahahaha), ainsi en prêchant la bonne parole à tes ouailles, tu penseras à ce péché quouasi - mortel.

Tu peux également te faire pardonner cet outrage en t'agenouillant devant moi et en baissant les yeux vers mes augustes pieds grecs au milieu de la cour, pendant la récréation (et tu sais comme elle est grande cette p..... de cour, figure toi que pas plus tard qu'aujourd'hui je l'ai traversée deux fois consécutives parce que j'avais oublié mon cartable à la salle des profs, je me disais, bordel ma grosse, t'es toujours aussi gourdasse, hein).

Et sinon, tu devras me payer le brouet qui nous sert de café jusqu'en juin et m'acheter des cigarettes (tu crois pas que je vais fumer tes trucs roulés pourris) , car comme chacun le sait, j'ai toujours arrêté de fumer mais encore moins qu'avant.

Tu vois bien comme je suis clémente, (comme la mère d'Abby dans Côte Ouest, à moins que ce ne fût Clemens? Mais en américain c'est presque pareil alors bon). ( Mes références culturelles sont élevées, I know that, pas comme ce blogueur qui fait rien qu'à écrire JENOA City au lieu de GENOA , mais hahahahaha, vraiment quoi).

Au fait, je suis ton père, Yannis.
Ah non, rien à voir.

Par Betty
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