Les gens, je suis rentrée de London et quelques constats s'imposent.
1) I am toujours aussi petrified quand je prends l'avion. Le mystère de ce monstre d'acier qui arrive à voler avec tout plein de gens à l'intérieur me laisse perplexe. Je me détends au
bour d'une demi heure. Je déteste apercevoir la terre, mais pire encore, la mer, parce que je me dis, avec l'acuité intellectuelle qui me caractérise, qu'en plus de mourir écrasés, on va AUSSI
mourir noyés. C'est affreux.
2) Je ne comprends toujours pas un mot au baragouinage soi disant en anglais des stewards ou hôtesses, qui annoncent je ne sais quoi (vu que je ne comprends qu'un mot sur 5). En anglais MON
CUL ouais. ZIS IS CHARABIA THAT'S ALL.
3) Mes cuisses sont désespérément ramollies. La chambre d'hôtel était située au 3è étage sans ascenseur ( of course), et les grimper plusieurs fois m'a courbaturée, j'ai encore mal today c'est
dire.
4) La vie là bas est atrocement chère, mais je ne m'étendrais pas sur le sujet après tout j'avais qu'à pas y aller, c'est pas grave hein.
5) Les anglais sont des gentlemen. L'un m'a appelé "darling" deux fois. ( c'est parce que je suis une femme Barbara Gourde) L'autre, un tout mignon SIR, me voyant consulter mon plan m'a dit où
nous étions "just to tell you where you are", et comme je lui demandais la direction de Soho, il a ajouté "200 yards and it's on your left".
Les yards m'ont un peu ennuyée mais bon.
6) Les trottoirs anglais sont d'une propreté suspecte. No clébard qui erre, no caca partout, presque pas de mégot.
7) Les musées sont gratuits, et ça c'est bien.
8) La ville est tellement bioutifoule que je pourrais passer des heures le nez au vent (mais pas à la terrasse d'un café : deux cafés : 5 livres).
9) Même le métro il est trop chou.
10) L'English breakfast reste un régal de remplissage de panse avec des trucs légers et digestes (5 fruit and veg a day hahaha).
11) Mon Jules a considérablement progressé en anglais: il sait dire "pénis" = "pineusse" grâce à une émission télé sur les buzz d'internet, où la dame l'a dit environ 77 fois. Il sait
dire aussi, avec un accent so lovely : " zis is first class?" à un délicieux anglais et sa femme, dans le train pour l'aéroport.
Il est trop fort maintenant.
12 ) Voici donc pourquoi je préfère Londres à Paris : à beauté égale, au moins à Londres il n'y a pas de parisiens...*
Et en plus comment pourrait on ne pas aimer les anglais quand on sait qu'ils sont responsables de ça?
Hé, Gigi, c'est toi là bas dans le noir?
Oui?
Bon alors ouvre tes grandes oreilles, que je te narre ze mariage of ze siècle.
Figure toi que le 31 décembre, au lieu de m'abaisser à de vulgaires festoiements et raouts en tous genres (c'est ça, va chercher ton dico, ignare lecteur au QI de saucisse de Mortaud), je fus
gracieusement invitée à un mariage.
Déjà, imagine comme ça le fait trop bien.
On te demande "tu fais quoi le 31" (la phrase qui tue, comme "tu vas au ski ce week-end "mais putain, lâchez moi avec vos skis merde) 'Scusez mon langage. A partir de désormais, point de
grossièretés je ne dirais.
Et toi tu réponds, d'un air dégagé "je vais à un mariage".
Et les gens, les pauvres, ils font "KOAAAA? en hiver? le 31? roooo quelle idée..."
Et moi, je les ai toisés en plaignant sincèrement leur manque d'originalité.
Bref.
Alors ce mariage, c'était celui de Clément et Sandrine.
Clément c'est le frère de ma jumoule (tu sais celle qui vient jamais me lire) et Sandrine, et ben c'est la future femme de Clément (plus maintenant, mais avant si. Avant le mariage je veux dire)
(je t'embrouille là?)
Donc ce mariage se passait dans la plus belle région française du monde (of ze world)
Le LOT.
J'aime le Lot.
C'est beau.
Nous étions dans la région de Montcuq.
Il y a un Inte*marché à Montcuq, j'aime bien les Inte*marché, à cause des mousquetaires.
Celui de Montcuq est réputé pour sa volaille. Parait qu'ils ont la meilleure rôtisserie of the world.
D'où la célèbre expression: " et Montcuq, c'est du poulet?"
Bref.
Nous arrivâmes chez le marié, qui avait fortement festoyé la veille, à raison d'un tonneau de bière (mais pas tout seul houla non)
Il était à La citrate de Bétaine.
Hihihi.
Nous mangeames un morceau, nous "rispaillâmes" comme dit la maman des poissons du marié.
Nous partîmes à la mairie, sous un soleil éblouissant, et 16 degrés (tu le crois ça?).
Les mariés s'épousèrent sous le regard de Sarkozy, après un commentaire désolé du marié à propos de notre cher président.
Après avoir dit oui ( les pauvres), Clément s'est écrié "enfin on va pouvoir faire l'amour".
Oups (I did it again).
Hola la.
Il n'était alors que 16h30!! L'heure de l'apéro!!
Que nous commençâmes avec enthousiasme, et toujours en robe, sans manteau ni rien (puisqu'il faisait chaud, dois je te le rappeler? )
A 20h , il était temps de passer à table.
Moult coupes de champagne nous avions bues, si bien que notre gaieté ne connaissait point de limites.
Attends je vais te chercher des photos.
Voilà.
Alors non t'auras pas de photos.
ça marche pas.
Bref.
Le repas, à l'instar de l'apéro, s'annonçait arrosé.
Déjà que nous avions subi les blagues de Guin's (Guin's c'est pas son vrai nom, mais bon) (il est très rigolo mais hélas n'est pas à louer pour communions, obsèques...) (genre de
blague : c'est quoi le croisement entre un labrador et un pit bull: c'est un chien qui t'arrache le bras et te le ramène) (lol) , je constatai avec effarement que j'étais sise à la
table de Fabien, Lucile, Paul, Fanny et son époux.
Point sortis de l'auberge nous étions!
Bon, je te passe les détails du repas.
A minuit, on était en 2009, mais l'avantage d'être à un mariage, c'est que tu te contentes de bisouiller vaguement tes voisins de table, tout en dodelinant de la tête au rythme de la
musique, et tout en observant ton portable pour voir si t'as des amis; ainsi, tu t'aperçois que t'en as pas, ou moins que ton voisin, qui reste le nez collé au susnommé, en
souriant béatement.
OHHHH vas tu me dire quand je vais t'annoncer la suite:
nous eûmes un concert gratuit!! Car à l'heure de la crise, un concert gratuit, même des Beautés Vulgaires, ça ne se refuse pas (faut dire que le marié est le chanteur dudit
groupetto).
Je crois qu'ils ont fait un tabac, surtout pour les moins de 40 ans.
Les autres se sont bouchés les oreilles.
Pendant ce temps, à Vera Cruz, Guin's se cachait dehors en proposant au quidam qui passait de lui tenir compagnie pendant qu'il roulait quelque drogue.
Il faisait également connaissance avec un labrador noir qu'il a nommé Stalag..
La fête battit son plein!
(Plein, ça oui, y en avait des pleins)
Pendant que Fanny et moi faisions virevolter avec grâce nos jolies robes sur l'air de "vas y Franky c'est bon", que les Beautés nous ont concédé, après maintes supplications ("pitié, mettez
nous Gilbert Montagné"). (par exemple) (mais sinon on était OK pour Claude François).
Puis épuisés, mais heureux, mais épuisés, nous rentrâmes nous coucher dans l'aube naissante.
Mais pas Guin's. Non.
Et le lendemain nous revînmes afin de déguster la soupe, et quelque pitance préparée avec amour par la maman du marié.
Nous apprîmes avec stupéfaction que Guin's était resté le dernier, avait couché le jeune couple (qui n' a surement pas baisé, parce qu'on ne consomme pas ce jour là : beaucoup avant,
pas ce jour là, et pas trop après) (lol)
et avait discuté avec Stalag, et avait surveillé les alentours avec son nouvel ami et ses 8 grammes dans le cornet.
Enfin, bon:
résultat des courses (que c'est con cette expression! pourquoi l'emploie-je?)
Un couple marié et content, bien que marié.
Des invités contents, bien que fatigués.
Et moi.
Oui, moi, qui ai alors solennellement juré que je ne fumerais plus en 2009.
J'ai tenu!
Oh oui!
Jusqu'au lendemain.
Amour, gloire et beauté aux mariés!
Bredouille. C'est comme "bidule", c'est trop bizarre.
Bizarre. Aussi, c'est drôle comme mot mais moins que bredouille.
J'me comprends.
Car voici : l'INTERIEUR DE LA BAGNOLE!!