Tazounette m'a tagguée et ce n'est que justice car je lui avais fait un petit cadeau empoisonné, puisqu'elle devait donner son idée du bonheur et elle l'a fait très bien ici.
Là, je dois citer les 3 films qui m'ont fait le plus pleurer.
C'est très difficile, car il semble que je sois conçue comme beaucoup de femmes à savoir que j'ai la larme facile.
Il parait que c'est une histoire de cerveau, d'hémisphère, tout ça. Personnellement je pense que c'est parce que NOUS avons un cerveau, tout simplement.
Enfin, quand je dis nous, il est entendu que je n'inclus pas les pintades tout juste pubères que je croise sans cesse dans la cour de mon lycée, car là, je ne te cache pas qu'il s'agit de tout
autre chose.
Mais bref.
Il faut savoir déjà, que je pleure vraiment très facilement.
La Petite maison dans la Prairie, par exemple, m' a fait verser des seaux de larmes. Tout en étant parfaitement consciente de la débilité du propos, mais là n'est pas la question.
Je pleure également à TOUS les épisodes de Grey' s Anatomy.
De même, j'y vais de ma larmichette lorsque je regarde les débats politiques télévisés, mais pour d'autres raisons...
J'ai pleuré comme une madeleine lorsque je suis arrivée à la fin du dernier Irving, Je te retrouverai.
Alors, tu peux imaginer que sélectionner seulement 3 films a été très très dur.
Et puis, Taz a choisi des films qui m'ont touchée aussi.
Alors je me suis décidée pour ceux ci:
Je les donne dans un ordre aléatoire, car ils n'ont rien à voir les uns avec les autres.
D'abord Million Dollar baby.
Terrible. D'ailleurs, maintenant, rien que de voir Clint Eastwood, je suis au bord des larmes..Et encore je n'ai pas encore vu Gran
Torino...
Puis La liste de Schindler et je reprends la scène choisie par Tazounette.
J'ai hoqueté pendant un quart d'heure...
Et enfin, La ligne verte. Pas de commentaires possibles....
Et puis, je citerai aussi Elephant Man, Philadelphia, et Nuit et Brouillard, comme Taz, que j'ai vu au
collège pour la première fois et qui m'a laissé une trace indélébile...
Et comme je suis partageuse, je tague encore Elle et Nanou.
La grève de la faim de Bobby Sands au début des années 80 avec la voix de fer de Maggie Thatcher en filigrane.
Les conditions de détention des prisonniers politiques à qui l'on refuse ce statut, et le "blanket and no wash protest", les prisonniers vivent simplement vêtus d'une couverture et ne se
lavent plus. Ils maculent les murs de leur excréments...
Steve McQueen (rien à voir) nous montre le corps qui pourrit.
C'est le corps qui symbolise la souffrance, le rejet.
Pratiquement pas de dialogues, à part un face à face entre Bobby Sands et un prêtre qui tente de le ramener à la raison.
20 minutes, cette scène...
Les tortures, et toujours, un personnage qui crie en silence son désaccord (un soldat, un maton qui fait son travail mais dont les mains portent les marques de la souffrance infligée aux
détenus).
La violence n'est pas vraiment physique, c'est la violence des corps nus et décharnés.
Une scène nous montre le nettoyage au karcher d'une cellule, et la merde forme un tourbillon dont le centre est le point de départ du lavage.
Puis, on nous montre le bain forcé et le rasage des détenus.
On se cache les yeux, parce que c'est impossible de supporter.
Enfin, l'agonie de Bobby Sands (chapeau à l'acteur, pour sa performance, pour les kilos perdus, pour le regard vivant et mort à la fois)
Après lui, 6 ou 7 autres prisonniers sont morts de faim.
Et, pourtant, le statut de prisonnier politique ne leur a jamais été accordé...Ils sont restés des prisonniers de droit commun.
Tout ça pour dire, que je pensais amener mes élèves voir ce film mais je n'arrive pas à savoir s'ils sont capables de regarder ça, non pas pour la violence (c'est vachement plus soft que "saw" par
exemple, bien que réel) mais si peu de dialogues, tout dans le symbole...
Je fais quoi hein? Vous seriez bien aimable de me donner un conseil, vu que vous ne servez pas à grand chose, il faut l'avouer...